Accéder au contenu principal

États-Unis: le ministre de la Justice compare le confinement et l'esclavage

Le ministre américain de la Justice, William Barr, lors d'une conférence de presse le 10 septembre 2020.
Le ministre américain de la Justice, William Barr, lors d'une conférence de presse le 10 septembre 2020. AP Photo/Bob Christie
Texte par : RFI Suivre
2 mn

William Barr, un soutien fervent du président américain, a qualifié mercredi soir les mesures de protection sanitaire face au Covid-19 de « pire empiètement sur les libertés » individuelles de toute l'Histoire des États-Unis à l'exception « de l'esclavage ». Des propos qui ont suscité l’indignation du camp démocrate.

Publicité

Avec notre correspondante à Washinton, Anne Corpet

« Décréter un confinement national, prendre des mesures de quarantaine, c'est comme une assignation à résidence », a entamé William Barr, reprochant aux gouverneurs de certains États, majoritairement démocrates, d'avoir adopté des mesures de confinement pour freiner la pandémie de Covid-19. Avant de lancer : « À part l'esclavage, qui était une autre sorte de contrainte, c'est le pire empiètement sur les libertés civiques de l'Histoire américaine ».

Cette déclaration a entraîné une riposte assez franche d’un éminent élu de la Chambre des représentants, l’Afro-Américain James Clyburn. « Cette déclaration de M. Barr est la plus ridicule et la plus déconnectée de la réalité que je n’ai jamais entendue, a-t-il déploré. C'est incroyable que le garant du respect du droit dans ce pays fasse un lien entre l'asservissement d'humains et les conseils d'experts pour sauver des vies. L'esclavage ne sauvait pas des vies, il les dévaluait ».

Dans son intervention devant une université, le ministre de la Justice a fait allusion à une mesure de confinement prise au niveau national. Elle n’a jamais été mise en place ni même envisagée. Mais l’empressement de nombreux gouverneurs républicains à lever ces précautions sanitaires a entraîné une recrudescence de la pandémie.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.