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À la Une: en Bolivie, la présidente par intérim renonce à se présenter à la prochaine présidentielle

La présidente bolivienne par intérim Jeanine Añez, le 13 mars 2020, au palais présidentiel à La Paz.
La présidente bolivienne par intérim Jeanine Añez, le 13 mars 2020, au palais présidentiel à La Paz. REUTERS/David Mercado

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À un mois des élections en Bolivie, la présidente par intérim a annoncé hier soir qu’elle renonçait à sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 18 octobre prochain. Selon les derniers sondages, Jeanine Añez se trouve avec seulement 10% des intentions de vote loin derrière Luis Arce, candidat socialiste et poulain de l’ex-président Evo Morales.

Pour le journal Los Tiempos, son renoncement arrive bien trop tard : « Dès le début, la candidature de Jeanine Añez à la présidence a été contestée, rappelle le quotidien. Désignée au poste de présidente par intérim pour mener le pays vers de nouvelles élections, les inquiétudes étaient grandes que Jeanine Añez utilise les ressources de l’État pour mener sa campagne électorale. Et c’est exactement ce qui s’est passé », souligne Los Tiempos.

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Jeanine Añez a justifié le retrait de sa candidature par la nécessité d’unifier l’opposition face à la menace d’un retour du MAS, le Mouvement vers le socialisme d’Evo Morales, au pouvoir.

Mais force est de constater, écrit La Razon, qu’« il y a toujours sept candidats en lice. Et aucun d’entre eux n’a pour l’instant laissé entendre qu’il pourrait également retirer sa candidature pour unir le camp anti-Arce ». Le journal Pagina Siete, quant à lui, n’est pas d’accord avec la stratégie « tout sauf Arce » : « Le MAS représente les aspirations d'une grande partie de la population et, par conséquent, il est essentiel d’inclure ces Boliviens dans le jeu démocratique », estime l’éditorialiste qui poursuit : « Le prochain gouvernement devra faire face à une grave crise sanitaire et économique dans un environnement politique extrêmement polarisé. Les attentes légitimes des électeurs du MAS doivent trouver leur place dans le programme du futur gouvernement. Dans une démocratie il faut que chacun se sente représenté et respecté. Seuls les dictateurs et les idiots répondent par la surdité. »

Haïti sous la pression des États-Unis pour organiser les élections législatives

Haïti n’a plus de parlement opérationnel depuis janvier faute d’élections organisées à temps. Mais pour envisager un nouveau scrutin, le pays doit d’abord se doter d’un nouveau Conseil électoral provisoire. Selon la Constitution haïtienne, le CEP est composé de neuf membres, issus de différents secteurs de la société. Mais plusieurs d’entre eux estiment que l’actuelle situation, notamment sécuritaire, ne permet pas l’organisation du scrutin. Et c’est pourquoi ces secteurs ne désignent pas de membres pour le nouveau Conseil électoral provisoire.

Mais ce blocage ne plait pas aux États-Unis. « Cette fois-ci, le gouvernement américain est allé plus loin dans ses appels insistants à l’organisation des élections en Haïti », constate Le National. « Désormais ce n’est pas seulement le gouvernement haïtien qui est mis sous pression ». L’administration américaine « menace aussi directement l’opposition haïtienne et les acteurs de la société civile ». Par un tweet, l’ambassade des États-Unis à Port-au-Prince prévient : « il y aura des conséquences pour ceux qui font obstacle » au processus électoral.

Ces déclarations américaines suscitent une véritable levée de bouclier en Haïti. Nombreux sont ceux qui les considèrent comme une « inacceptable ingérence américaine dans les affaires internes du pays », relate l’agence Alterpresse.

Mais le rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste estime que « bouder ne peut pas suffire. Il faut proposer, s’engager, dire ce qu’on veut faire ou imposer ce que l’on souhaite », écrit Frantz Duval avant de conclure : « Les Américains poussent pour être dans une démocratie des apparences. Les problèmes liés à la gouvernance sont nôtres. »

Au Pérou, le Parlement doit débattre puis voter aujourd’hui la destitution du président

« L’avenir de Martin Vizcarra est en jeu », titre El Comercio. Le Parlement péruvien avait voté la semaine dernière l’ouverture d’une procédure de destitution contre le chef de l’État pour « incapacité morale ». Martin Vizcarra est soupçonné de manipulation de témoin dans une affaire de corruption. « Pour voter la destitution du président, les voix de 87 élus sur 130 sont nécessaires. »

Le vote sera précédé d’un débat dans l’hémicycle. « On ne sait toujours pas si Martin Viscarra se présentera en personne devant les parlementaires pour se défendre », écrit El Comercio qui rappelle que « le président ne dispose pas de la majorité au Parlement, mais que plusieurs partis ont d’ores et déjà annoncé qu’ils voteront contre sa destitution ».

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