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La doyenne de la Cour suprême américaine Ruth Bader Ginsburg est morte

Ruth Bader Ginsburg, la doyenne de la Cour suprême américaine, est décédé ce vendredi 18 septembre 2020.
Ruth Bader Ginsburg, la doyenne de la Cour suprême américaine, est décédé ce vendredi 18 septembre 2020. REUTERS/Jonathan Ernst
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Deuxième femme de l’histoire des États-Unis à siéger au sein de la Cour suprême, Ruth Bader Ginsburg, la doyenne de la Cour suprême américaine est décédé à l’âge de 87 ans d’un cancer du pancréas. Elle avait défendu sans relâche l’égalité des sexes.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

Son nom figure sur des t-shirts, des tasses de café, et même des paires de chaussettes. Sa vie a fait l’objet d’un film et d’un long documentaire. « RBG », comme tout le monde l’appelle aux États-Unis, était une icône du camp démocrate et des jeunes Américains progressistes.

Mais c’était aussi et surtout une juriste à la carrière exceptionnelle. Diplômée de Harvard à une époque où les femmes y étaient fort rares, elle se fait un nom en remportant plusieurs victoires décisives devant la Cour suprême dans des affaires liées à la discrimination des sexes. Elle est nommée au sein de la plus haute juridiction du pays en 1993 et au gré des années défend des positions de plus en plus progressistes. Sa silhouette menue devient rapidement incontournable.

Une occasion pour Trump de donner un troisième juge

À l’élection de Donald Trump, elle décide de conserver son siège malgré son âge élevé. Chacune de ses hospitalisations suscitait une certaine angoisse dans le camp démocrate. Son décès offre théoriquement au président américain la possibilité de nommer un troisième juge à la Cour suprême.

Les démocrates veulent temporiser et attendre le résultat des élections, comme le chef des démocrates au Sénat Chuck Schumer. Après avoir salué une « géante de l'Histoire américaine », il demande à ne pas précipiter le choix de son successeur. Quelques jours avant sa mort, elle a dicté à sa petite-fille sa dernière volonté : ne pas être remplacée avant l'investiture d'un nouveau président en janvier 2021. À l’inverse, Mitch McConnell, le chef républicain du Sénat, se dit prêt à organiser un vote sur son successeur si Donald Trump en nomme un. Pourtant, trois sénateurs républicains ont déjà fait savoir qu’ils ne soutiendrait pas la nomination d’un juge avant la présidentielle.

Donald Trump a qualifié vendredi la juge de « colosse du droit ». « Elle a vécu une vie exceptionnelle. Que peut-on dire d’autre ? C’était une femme exceptionnelle, qu’on soit d’accord ou pas, c’était une femme exceptionnelle qui a mené une vie exceptionnelle. Je suis vraiment triste de cette nouvelle. Vraiment triste. »

Son rival démocrate, Joe Biden, a lui rendu un hommage appuyé à la magistrate la plus connue des États-Unis. « Ruth Bader Ginsburg s'est battue pour nous tous et elle était très aimée », a-t-il souligné, en appelant à ne pas se précipiter pour la remplacer. 

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