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Venezuela: nouvelle passe d'armes entre les États-Unis et Caracas

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo lors de sa visite au Brésil aux côté du ministre des Affaires étrangères brésilien Ernsto Araujo, le 18 septembre 2020.
Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo lors de sa visite au Brésil aux côté du ministre des Affaires étrangères brésilien Ernsto Araujo, le 18 septembre 2020. Bruno Mancinelle/Pool via AP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a rencontré son homologue brésilien Eduardo Araujo vendredi 18 septembre, à la frontière entre le Brésil et le Venezuela. Le gouvernement brésilien de Jair Bolsonaro est aligné sur les positions de Donald Trump, qui désire un changement de régime à Caracas.

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Avec notre correspondant à Sao Paulo, Martin Bernard

« Nous allons chasser Maduro du pouvoir ». Mike Pompeo a martelé ce message après une rencontre avec des Vénézuéliens venus se réfugier au Brésil. En tournée pour quatre jours en Amérique du Sud, le chef de la diplomatie américaine était vendredi au Guyana et au Brésil, deux pays limitrophes du Venezuela.

Visitant un camp de réfugiés vénézuéliens dans la ville brésilienne de Boa Vista (nord-ouest), il a mis l'accent sur la situation difficile des quelque 5 millions de Vénézuéliens qui ont fui leur pays. « Les gens avec qui j'ai parlé ne veulent qu'une chose, c'est rentrer chez eux, dans un Venezuela démocratique, apaisé et souverain, où leurs enfants peuvent travailler », a déclaré le secrétaire d'État.

Son homologue brésilien, Eduardo Araújo, a renouvelé son appui au président vénézuélien autoproclamé, Juan Guaidó, soutenu par Washington et s’est déclaré en faveur de la « lutte pour le retour de la démocratie », et pour la priorité du « droit contre la force ».

Réplique de Maduro

Nicolas Maduro a répliqué depuis le palais de Miraflores, à Caracas. La « tournée va-t-en-guerre » de Mike Pompeo dans la région a « échoué », a-t-il déclaré.

Mais Nicolas Maduro n’est pas le seul à condamner cette visite. Le président de la Chambre des députés du Brésil, Rodrigo Maia, estime que cette rencontre, juste avant les élections aux États-Unis, n’est pas conforme aux « bonnes pratiques internationales ». Quant à l’ancien président brésilien Lula, il évoque une « provocation ».

Washington, tout comme près de soixante autres pays, reconnaît le leader de l'opposition Juan Guaidó, président du Parlement, qui s'est autoproclamé début 2019 président par intérim. Ce dernier qualifie Nicolas Maduro d'« usurpateur » et de « dictateur » depuis la présidentielle « frauduleuse » de 2018 qui lui a permis de se maintenir au pouvoir.

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