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Salvador, Venezuela, Paraguay: Amnesty dénonce la gestion des centres de quarantaine

Des Salvadoriens rapatriés du Honduras à leur arrivée dans un centre où ils seront mis en quarantaine pour empêcher la propagation du coronavirus à San Salvador, le 1er mai 2020.
Des Salvadoriens rapatriés du Honduras à leur arrivée dans un centre où ils seront mis en quarantaine pour empêcher la propagation du coronavirus à San Salvador, le 1er mai 2020. Yuri CORTEZ / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Depuis le mois de mars, les autorités du Salvador, du Venezuela et du Paraguay ont détenu des dizaines de milliers de personnes dans des centres de quarantaine gérés par l'État. Des sites où, selon Amnesty International, ont parfois été enfermées des personnes de façon totalement arbitraire. Pour l'organisation, ces trois pays ont imposé des mesures liberticides sous couvert de mesure de santé publique.

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Amnesty International dit avoir examiné et vérifié des dizaines de vidéos, mené plusieurs entretiens téléphoniques et examiné les lois et protocoles sanitaires du Salvador, du Venezuela et du Paraguay. Dans ces trois pays, les personnes ont passé bien plus de temps en quarantaine que les quatorze jours recommandés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Un isolement forcé dans des centres inadaptés, généralement sans accès suffisant à la nourriture, à l'eau et aux soins, et sous supervision policière ou militaire.

Ce sont avant tout des personnes à bas revenus qui y ont été soumis, notamment des travailleurs migrants de retour dans leur pays en raison de la crise sanitaire. En tout, jusqu'à fin août, 90 000 personnes ont été parquées dans des centres insalubres au Venezuela, selon les chiffres de l'ONG.

Au Paraguay, l'immense majorité des 8 000 personnes présentes jusqu'à fin juin dans ces centres étaient de retour du Brésil après avoir, là encore, perdu leur emploi.

Quand au Salvador, plus de 16 000 personnes ont depuis mars été enfermées à leur retour de l'étranger ou après avoir été accusées de ne pas avoir respecté le confinement.

Amnesty International dénonce ce qu'elle considère comme des mauvais traitements et réclame à ces trois gouvernements l'accès immédiat des organisations humanitaires à ces centres de quarantaine.

► À lire aussi : L’Amérique latine face au coronavirus

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