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Cuba visé par de nouvelles sanctions américaines, à l'approche de la présidentielle

Photo de touristes à La Havane à bord d'une voiture américaine classique, en mars 2016.
Photo de touristes à La Havane à bord d'une voiture américaine classique, en mars 2016. Ramon Espinosa/AP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Donald Trump a annoncé de nouvelles restrictions contre Cuba, mercredi 23 septembre. À quelques semaines de l’élection américaine, le président en campagne met en place de nouvelles sanctions contre le tourisme cubain.

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Avec notre correspondante à La Havane, Domitille Piron

Le secteur touristique est la troisième entrée de devises sur l’île de Cuba. Un secteur déjà largement mis à mal en 2019 par les sanctions américaines, et tombé à zéro en cette période de pandémie de nouveau coronavirus. Et les dernières mesures américaines viennent s'y ajouter. Elles visent à couper les vivres du régime de la Havane et, selon les Cubains, à satisfaire l’électorat du sud de la Floride. 

Les dollars américains ne doivent pas financer le régime « d’oppression communiste », selon Donald Trump, qui a annoncé mercredi 23 septembre de nouvelles restrictions. Les touristes américains qui voyageront désormais sur l’île ne pourront plus être hébergés dans les hôtels d’État, ni ramener dans leurs bagages du rhum ou des cigares.

La Havane y voit un cadeau de Trump à l'électorat cubano-américain

Ces mesures auront un impact concret sur les finances cubaines, puisque tous les hôtels de l’île, ainsi que l’industrie du tabac et de l’alcool, sont propriétés de l’État. Aussi, participer à des événements sportifs, des conférences, séminaires ou expositions sur l’île, sera désormais soumis à autorisation pour les citoyens américains.

Ces annonces n’auront pour l’instant aucune conséquence, les frontières cubaines étant fermées pour cause de Covid-19. Mais elles interviennent à quelques semaines de l’élection présidentielle américaine. Pour Cuba, c’est un évident cadeau à l’électorat du sud de la Floride de Donald Trump, où réside la majorité des Cubano-Américains.

Et c'est aussi un geste pour satisfaire les « mercenaires et vedettes de la politique anti-cubaine de Miami », selon la presse officielle. Des annonces faites également quelques jours après le discours du président cubain Miguel Diaz-Canel à l’Assemblée générale des Nations unies, dans lequel il dénonçait l’intensification et l’agressivité du blocus américain. 

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