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La revue de presse des Amériques

À la une: le président américain minimise à nouveau le virus à sa sortie de l’hôpital

Le président américain de retour à la Maison Blanche après son hopitalisation au centre médical militaire Walter Reed pendant trois jours, retire son masque, le 5 octobre 2020 à Washington.
Le président américain de retour à la Maison Blanche après son hopitalisation au centre médical militaire Walter Reed pendant trois jours, retire son masque, le 5 octobre 2020 à Washington. Win McNamee/Getty Images/AFP

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« "N’ayez pas peur du Covid ", dit Trump, affaiblissant les messages de santé publique », s’indigne le New York Times : « Les experts de la santé espéraient que le président Trump, bien puni par sa propre infection au coronavirus, agirait de manière décisive pour persuader ses partisans que le port du masque et la distanciation sociale étaient essentiels pour se protéger ». Au lieu de cela, il a « de nouveau minimisé la menace mortelle du virus », une décision pour beaucoup « honteuse et irresponsable », estime le Boston Globe. D’autant que, rappelle le journal, Donald Trump « a accès en tant que président à ce que le pays peut offrir de mieux en tant que soins », une qualité de soins « que les sept millions et demi d’Américains infectés par le virus peuvent difficilement imaginer ».

En fait, analyse le Washington Post, « le président s’inquiète de son image. Et de quasiment rien d’autre ». Le journal revient sur son geste d’enlever le masque en arrivant à la Maison Blanche : « De l’ego. De l’imprudence. De l’égoïsme ». D’autant, note le Post, que son médecin a précisé qu’il n’était « peut-être pas entièrement sorti d’affaire », et que la Maison Blanche est aujourd’hui un hot spot pour le coronavirus, avec jusqu’ici plus d’une douzaine de personnes infectées.

Le Maison Blanche

Le point de départ des contaminations à la Maison Blanche, c’est, rappelle le Boston Globe, la cérémonie organisée, il y a un peu plus d’une semaine pour Amy Coney Barrett - qui doit devenir la prochaine juge de la Cour suprême. Pour autant, note le New York Times, la Maison Blanche a décidé de ne pas contacter les invités et le personnel présents à cette cérémonie du Rose Garden. D’ailleurs, prévient le Wall Street Journal, la Maison Blanche n’a pas fait appel au CDC, « les meilleurs enquêteurs du pays pour ce qui est des maladies infectieuses, alors qu’une de leurs équipes a été spécifiquement mobilisée pour cette enquête ».

Pendant ce temps Donald Trump, « toujours contagieux, est de retour à la Maison Blanche – sans masque », résume le San Francisco Chronicle, « et il pourrait mettre tout un nouveau groupe d’employés en danger, même s’il a proclamé : " je vais mieux " », complète Politico. Déjà que, explique le journal, « travailler pour Donald Trump n’a jamais été facile. Ses aides se font virer et insulter par tweet. Ils se font hurler dessus dans le bureau ovale. Maintenant on leur impose une épidémie de coronavirus qui pourrait se révéler mortelle ». Mais là, pendant des mois, l’administration a traité la Maison Blanche comme « une bulle immunisée contre le cornavirus, refusant masques et distanciation sociale », souligne le Washington Post. Le journal a interrogé Charles Allen, le fils d’Eugène Allen, qui a été le maître d’hôtel de huit familles présidentielles et auquel un film a été consacré. Son oncle aussi a travaillé à la Maison Blanche. S’ils y étaient encore explique Charles Allen, « je leur dirais de foutre le camp, je leur dirais : partez ! Partez ! »

Joe Biden en Floride

Pendant ce temps-là Joe Biden continue sa campagne, il était hier à Miami. En fait « Biden et Trump ont échangé leurs rôles après que le président a été testé positif au Coronavirus », analyse le Wall Street Journal : « Joe Biden, après avoir fait face pendant des mois aux critiques du président Trump parce qu’il restait près de sa maison du Delaware, voyage maintenant à travers tout le pays, et Donald Trump, qui a tenu des meetings pendant tout l’été, a le coronavirus et est bloqué chez lui ». « Du coup », note le journal, « c’est une nouvelle étape pour cette campagne déjà mouvementée, à moins de trente jours avant le vote ».

Joe Biden était donc hier à Miami en Floride pour parler, explique le New York Times, « à des Américains d’origine haïtienne, des Cubano-Américains et d’autres personnes issues de l’immigration pour renforcer ses positions dans un Etat considéré comme capital pour Donald Trump. » El Nuevo Herald, le quotidien de Floride en espagnol, souligne que cette visite s’est déroulée le dernier jour où les électeurs pouvaient s’enregistrer. Et le journal rend compte de la visite du candidat dans les quartiers de la Petite Havane et de la Petite Haïti. Joe Biden a critiqué Donald Trump pour les sanctions qu’il a imposées à Cuba, « qui selon lui ne fonctionnent pas ». Il l’a aussi critiqué « pour ne pas avoir donné le Statut de protection temporaire au Vénézuéliens, qui les aurait protégé d’une expulsion vers leur pays qui fait face à une crise humanitaire », et pour en avoir privé les Haïtiens qui en bénéficiaient depuis le tremblement de terre de 2010.

Prochaine étape pour Joe Biden : le débat mercredi entre sa candidate pour la vice-présidence Kamala Harris et le vice-président Mike Pence, « un débat qui a pris une nouvelle importance à cause de l'hospitalisation du président , estime le Wall Street Journal.

L’or du Venezuela restera bloqué en Grande-Bretagne

Les trente tonnes d’or du Venezuela vont continuer de dormir dans les coffres de la Banque d’Angleterre, au moins un temps. C’est à lire dans El Universal : « La Cour d’appel de Londres a annulé hier la décision qui en première instance avait décidé que Juan Guaido, le chef de l’opposition vénézuélienne, était le seul représentant légitime pour disposer » de cet or. Elle a ordonné « une enquête pour déterminer lequel des dirigeants détient la légitimité pour accéder aux fonds du pays ». Et 2001 le souligne : « la position du Premier ministre Boris Johnson, qui avait reconnu Guaido comme président par interim, est au centre de l’affaire », puisque c’est cette position qui déterminera qui détient la légitimité pour accéder aux « 31 lingots d’or, l’équivalent de 1 300 millions de dollars ».

Satisfaction de la Banque centrale du Venezuela, pour qui « la justice britannique a mis fin à l’étrange décision du tribunal en juin dernier », rapporte El Nacional ; et la BCV espère qu’au final le régime sera autorisé à accéder à l’or. Satisfaction aussi du ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Jorge Arreaza qui rappelle dans El Luchador qu’une fois entre les mains de son gouvernement, cet or ira directement au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), pour aider le pays. Pendant que l'opposant Juan Guaido rappelait lui, souligne La Voz, que le président Nicolas Maduro n’avait toujours pas accès à l’or.

Pendant ce temps « le régime prévoit d’imprimer des billets de 100 000 bolivars », titre El Nacional, la plus grande valeur pour un billet jamais imprimé au Venezuela note 2001. Ce billet pourtant ne vaudra que 0,23 dollars. « La nécessité de billets toujours plus grands, c’est le résultat d’une monnaie toujours plus faible et d’une inflation qui a atteint les 2 400% l’an dernier » rappelle le journal.

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