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États-Unis: treize personnes qui projetaient d'enlever une gouverneure inculpées

Des membres d’une milice, dont certains viennent d’être inculpés dans un complot visant à enlever la gouverneure du Michigan, devant le bureau de son bureau lors d’un vote pour approuver la prolongation de l’état d’urgence le 20 avril dernier.
Des membres d’une milice, dont certains viennent d’être inculpés dans un complot visant à enlever la gouverneure du Michigan, devant le bureau de son bureau lors d’un vote pour approuver la prolongation de l’état d’urgence le 20 avril dernier. REUTERS/Seth Herald
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Treize personnes, dont sept membres d’une milice, ont été interpellées aux États-Unis. Depuis des mois, ils projetaient d’enlever la gouverneure du Michigan, Gretchen Whitmer, souvent prise pour cible par le président américain, notamment pour sa politique de lutte contre le coronavirus.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

« Quand j’ai prêté serment il y a 22 mois, je savais que ce boulot serait difficile mais jamais je n’aurais imaginé une chose pareille », a déclaré Gretchen Whitmer.

La gouverneure du Michigan a en effet été visée par un projet de kidnapping monté par des miliciens d’extrême droite. Le groupuscule a été repéré sur les réseaux sociaux par la police et interpellé avant de pouvoir passer à l’offensive. Ils avaient été jusqu’à tester des engins explosifs.

Les attaques de Donald Trump « légitiment » ce type d'action

Gretchen Whitmer a accusé le président américain - qui refuse de condamner les suprématistes blancs - d’encourager ce type d’actions. « Quand nos dirigeants s’expriment, leurs mots comptent. Ils ont un poids. Quand nos dirigeants rencontrent, encouragent, fraternisent avec des "terroristes de l'intérieur", ils légitiment leurs actions. Ils sont complices », a-t-elle fustigé.

Selon l’acte d’accusation rendu public jeudi 8 octobre, les miliciens interpellés prévoyaient de « juger » la gouverneure pour « trahison » après l’avoir enlevée. Ils lui reprochent d’avoir instauré une tyrannie en mettant en place de sévères mesures de restriction mi-mars pour lutter contre la pandémie de coronavirus dans son État du nord des États-Unis, à l'époque l'un des plus touchés par le Covid-19. Le groupuscule a aussi proféré des menaces de violences pour provoquer « une guerre civile ». Six des treize hommes interpellés risquent la prison à vie.

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