Accéder au contenu principal
Revue de presse des Amériques

À la Une: en Colombie des milliers d’indigènes s’apprêtent à marcher sur Bogota

Les indigènes comptent protester ainsi contre la vague de violences qui fait rage dans leurs territoires, et contre le non-respect des accords de paix signés en 2016 entre le gouvernement colombien et l’ancienne guérilla des Farc.
Les indigènes comptent protester ainsi contre la vague de violences qui fait rage dans leurs territoires, et contre le non-respect des accords de paix signés en 2016 entre le gouvernement colombien et l’ancienne guérilla des Farc. AFP/Luis Robayo

Publicité

« La minga – c’est ainsi que les indigènes appellent leurs rassemblements – quittera Cali, dans le sud-ouest du pays, dans l’après-midi », rapporte le quotidien El Pais. Les indigènes comptent protester ainsi contre la vague de violences qui fait rage dans leurs territoires, et contre le non-respect des accords de paix signés en 2016 entre le gouvernement colombien et l’ancienne guérilla des Farc. « Ces derniers jours », rappelle encore le journal, « le gouvernement conservateur a bien essayé d’endiguer ce nouveau soulèvement des indigènes. Plusieurs ministres ont été envoyés à Cali. Mais c’est avec le président lui-même, Ivan Duque, que les indigènes veulent discuter, en face à face ».

Depuis l’arrivée au pouvoir d’Ivan Duque en 2018, au moins 167 indigènes ont été assassinés, selon les chiffres de l’Organisation nationale indigène de Colombie. Il s’agit souvent des leaders sociaux. Dernières victimes en date : un ancien dirigeant communautaire et son épouse, assassinés lundi par balle à Suarez, dans l’État du Cauca. Les indigènes vivent dans des zones en proie aux cartels de la drogue, mais aussi à la dernière guérilla colombienne ELN. « Ils se disent autant victimes du crime organisé que des groupes paramilitaires et officiels », détaillent Semana. « Pour mettre un terme à ces violences, ils veulent un accord en bonne et due forme avec le gouvernement. Et pour cela il faut discuter avec le président en personne, et donc se rendre à Bogota ».

Mise en garde des autorités

Dans les journaux colombiens, comme dans les colonnes d’El Tiempo, il est aussi question de cette mise en garde des autorités qui préviennent : « la minga des indigènes serait infiltrée par des dissidents des Farc ». L’éditorialiste du quotidien El Espectador rétorque que « ce n’est pas la première fois qu’on tente de stigmatiser une mobilisation des indigènes en Colombie. À chaque soulèvement, on veut les lier à la guérilla et aux groupes criminels. Les indigènes, on les regarde d’un mauvais œil au lieu de les voir comme citoyens colombiens qui ne souhaitent qu’être entendus et surtout affirmer leurs droits », déplore le journal.

« Pourtant, poursuit El Espectador, les indigènes du sud-ouest de notre pays ont de quoi s’insurger. La situation dans leurs territoires est déplorable ; le gouvernement y est absent ». Et le quotidien de s’adresser au président Duque : « Commencer par reconnaître l’importance des évènements dans ces parties du territoire national colombien, en rencontrant les indigènes à Bogota, serait déjà un pas dans la bonne direction ».

Le gouvernement vénézuélien mis sous pression par une partie de la communauté internationale

« Le groupe de Lima – composé de pays qui ne reconnaissent pas la légitimité du président Nicolas Maduro – a demandé à la Cour pénale internationale d’ouvrir un examen préliminaire contre le Venezuela pour possibles crimes contre l’humanité », écrit aujourd’hui El Universo. « Les 13 pays du continent américain s’appuient sur le rapport présenté en septembre par les enquêteurs de l’ONU », rappelle le journal. « Ces enquêteurs ont documenté des crimes coordonnés et commis avec le soutien direct d’officier supérieurs et de hauts responsables du gouvernement ». Le groupe de Lima réclame donc que les responsables de ces crimes soient traduits en justice, et à leur tête Nicolas Maduro, le président lui-même.

La statue de l’écrivain Dany Laferrière dévoilée à Montréal

Dans la ville de Montréal, au Québec, les habitants peuvent admirer depuis hier une statue de l’écrivain d’origine haïtienne, Dany Laferrière. La sculpture de l’artiste québécois Roger Langevin est exposée dans le jardin de la Grande Bibliothèque. « Elle a été baptisée L’exil vaut le voyage, du nom d’un des romans de Dany Laferrière. Réalisé en résilice, un matériau composite, elle montre l’écrivain et membre de l’Académie française assis en haut d’un escalier », raconte le site web de Radio Canada.

En Haïti, le journalLe Nouvelliste se réjouit de l’honneur fait à l’un des écrivains célèbres du pays. Mais « cette statue érigée à Montréal nous rappelle aussi que l’immortel Dany n’a pas été célébré dans son propre pays. Haïti préfère les morts. Les vivants célèbres sont encombrants », regrette l’éditorialiste Frantz Duval avant de conclure : « Dany Laferrière, lui, continue de tracer son chemin, de laisser aux générations suivantes les sillons à emprunter pour faire mieux que lui. Déjà immortel, aujourd’hui statufié, Dany Laferrière mérite de la reconnaissance de la nation et de chacun d’entre nous ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.