Accéder au contenu principal

Présidentielle américaine: en Californie, la bataille des urnes de bulletin de vote

Une électrice américaine place son bulletin pour l'élection présidentielle du 3 novembre dans une boîte prévue pour le vote par correspondance, à Los Angeles, le 5 octobre 2020.
Une électrice américaine place son bulletin pour l'élection présidentielle du 3 novembre dans une boîte prévue pour le vote par correspondance, à Los Angeles, le 5 octobre 2020. MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Un peu partout dans les rues aux États-Unis, des urnes en forme de boîtes postales ont été installées pour recevoir les bulletins de vote anticipé. Mais depuis quelques jours, sont apparues en Californie des urnes non officielles installées par le parti républicain de Donald Trump; qui dénonce régulièrement des irrégularités liées au vote par correspondance. Les autorités californiennes ordonnent leur retrait sous peine de poursuites, craignant des fraudes électorales.

Publicité

Avec notre correspondant à San Francisco, Éric de Salve

Ces boîtes en métal gris ressemblent à s’y méprendre aux urnes électorales officielles, des sortes de boîtes aux lettres que les autorités américaines ont installées dans les rues pour permettre aux électeurs de déposer à l’avance en toute confiance leur bulletin de vote et ainsi réduire les files d’attentes en pleine pandémie le jour de la présidentielle, le 3 novembre prochain.

Problème : pourtant estampillées officielles, ces urnes grises sont « fausses, trompeuses et illégales », selon le ministre de la Justice de Californie. C’est en fait le parti républicain qui les installe depuis quelques jours dans des comtés conservateurs près de Fresno et de Los Angeles, souvent à la sorties des églises ou devant des armureries.

60 % des votes par correspondance en faveur de Biden

Craignant que l’initiative n’engendre des fraudes, l’État californien donne jusqu’à jeudi au parti républicain pour retirer cette cinquantaine de fausses urnes, sous peine de poursuites. Mais le porte-parole du parti conservateur largement minoritaire en Californie refuse. « C’est un simple programme de collecte de bulletins, dit-il, et nous allons continuer. »

Le bras de fer intervient alors que Donald Trump ne cesse depuis des semaines de dénoncer sans preuve la plus grande fraude de l’histoire liée au vote par correspondance. Or en raison du coronavirus, le vote par correspondance risque d’atteindre des niveaux record et représenter la moitié des bulletins. Et selon un sondage de l’institut Pew, plus de 60 % des votes par correspondance sont des votes pour Joe Biden.

À lire aussi : Le vote par correspondance: un enjeu majeur de la présidentielle américaine

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.