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Reportage

Journée pour l'élimination de la pauvreté: les crises économiques se multiplient en Bolivie

Dans un pays où l'emploi informel représente 70% de l'économie, la fermeture des écoles en raison de la pandémie met plus d'enfants au travail. Photo prise le 2 septembre 2020.
Dans un pays où l'emploi informel représente 70% de l'économie, la fermeture des écoles en raison de la pandémie met plus d'enfants au travail. Photo prise le 2 septembre 2020. AP Photo/Juan Karita
Texte par : RFI Suivre
5 mn

La journée internationale pour l’élimination de la pauvreté est l'occasion de se pencher sur la Bolivie où la population s’apprête à voter ce dimanche. Le pays est aux mains d’un gouvernement intérimaire après la départ du président sortant Evo Morales accusé de fraude lors des élections de l’année dernière. Un mouvement historique de rejet avait alors bloqué le pays et son économie pendant près d’un mois Le nouveau gouvernement devra faire face à une situation économique au plus bas. Reportage.  

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Avec notre envoyée spéciale en Bolivie, Oriane Verdier

Sur un grand boulevard de Santa Cruz, la majorité des magasins sont fermés. Les pancartes « à louer  » se sont multipliées. Le café de Diego est l’un des rares à avoir survécu à la situation économique. « Les 21 jours de mouvements sociaux de l’année dernière après la révélation de fraudes en faveur du parti vers le socialisme aux élections présidentielles ont représenté un arrêt important dans l’économie. Mais ce qui nous a le plus affecté ça a été la pandémie sans aucun doute. Aujourd’hui il y a de nouvelles élections et la peur d’une deuxième vague. De toute manière quoi qu’il arrive nous trouverons des moyens pour continuer de survivre. »

Beaucoup d’entrepreneurs en faillite se sont tournés vers l’économie informelle pour continuer de survivre. En janvier, les entreprises devront à nouveau payer leur crédit dont les traites avaient été temporairement suspendues. L’économiste Gary Rodriguez s’inquiète de voir une crise de plus grande ampleur exploser : « L’économie bolivienne était déjà en chute. Elle dépendait beaucoup de la vente du gaz naturel dont les prix ont baissé et dont les gisements sont épuisés. A cela il faut ajouter la pandémie, la situation politique, l’instabilité et puis malheureusement il faut le dire clairement le choc entre des visions politiques complètement opposées et les intérêts personnels de chacun. »

Le gouvernement de transition peine à prendre des décisions face à un une assemblée législative d’opposition  fidèle au mouvement vers le socialisme.

► À lire aussi : Coronavirus: la Bolivie proclame l'état de «calamité publique»

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