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Présidentielle en Bolivie: un scrutin sous haute tension sans Evo Morales

Campagne en faveur du candidat du MAS, le parti d’Evo Morales, à El Alto, près de La Paz, le 14 octobre 2020.
Campagne en faveur du candidat du MAS, le parti d’Evo Morales, à El Alto, près de La Paz, le 14 octobre 2020. REUTERS/David Mercado
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Journée de vote ce dimanche 18 octobre en Bolivie pour élire un nouveau président et les parlementaires qui dirigeront le pays après plus de 10 mois de gouvernement intérimaire. Le panorama du pays a changé depuis les violences de l’an passé, le Covid est passé par là et les Boliviens retournent aux urnes dans un climat de peur et de tension.

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Avec notre correspondante à La Paz, Alice Campaignolle

Ils sont 7,3 millions de Boliviens à se rendre aux urnes ce dimanche, un an exactement après le scrutin annulé de l’an dernier. Le changement majeur de cette élection est l’absence d’Evo Morales, l’ex-président, désormais en exil en Argentine.

C'est la première fois en trente ans qu’il n’est pas candidat à une élection dans le pays. Mais son parti, le MAS, est toujours bien présent, en tête des sondages avec 36% des intentions de vote.

Ce résultat amènerait le parti de gauche au deuxième tour face à Carlos Mesa, de centre droit, qui atteindrait 28% des suffrages exprimés, toujours selon les enquêtes électorales. Mais on estime les « indécis » à 20%, et ce sont eux qui pourraient bien faire tout changer. Une victoire du MAS peut-être dès le premier tour.

► À écouter et lire aussi : Présidentielle en Bolivie: l'opposition appelle à voter contre le Mas, le parti d'Evo Morales

Dans la rue c’est la tension qui règne : les gens craignent des violences comme l’an passé, que des militants insatisfaits des résultats ne descendent dans les rues pour semer la terreur. Sans compter la crainte du Covid, le pays vient à peine de passer le pic de l’épidémie.

Mais aujourd’hui tous veulent élire démocratiquement un dirigeant, après un an de gouvernement intérimaire non élu.

À lire aussi : Présidentielle en Bolivie: fin de campagne électorale sous tension


■ Reportage : des élections dans une ambiance sanitaire particulière

Avec notre envoyée spéciale à La Paz, Oriane Verdier

Ce dimanche pourrait être le début d’un changement après 14 ans de gouvernance du parti vers le socialisme d’Evo Morales. Malgré tout Carmen 75 ans n’est pas certaine de répondre présente : « Je ne suis pas sûre d’aller voter. Je déciderai au dernier moment. Le Covid nous fait très peur. Mais j’aimerais bien voter quand-même, même si je ne sais pas pour qui. »

La Bolivie sort de cinq mois de confinement, dans un pays où les hôpitaux n’étaient pas prêts à faire face à une crise sanitaire d’ampleur. Malgré tout dans les rues de la Paz, beaucoup de personnes âgées, les seules pour qui le vote n’est pas obligatoire, affirment qu’elles feront le déplacement à l’image de Jorge : « Je pense qu’en adoptant les gestes de sécurité sanitaire nous pouvons prendre soin de nous tout en accomplissant notre devoir. Parce qu’il ne faut pas que ce soit un prétexte pour que des votes se perdent. Dans notre famille par exemple nous allons sortir avec nos masques nos produits désinfectants. Certains ont aussi acheté des combinaisons de biosécurité pour le vote. »

Chaque électeur est invité à venir avec son propre stylo. Le gouvernement a également divisé la population en deux : certains voteront le matin, d’autres l’après-midi.

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