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La revue de presse Amériques

À la Une: Luis Arce vainqueur de la présidentielle en Bolivie

Luis Arce dauphin d’Evo Morales remporte l'élection présidentielle dès le premier tour, en Bolivie.
Luis Arce dauphin d’Evo Morales remporte l'élection présidentielle dès le premier tour, en Bolivie. REUTERS/Ueslei Marcelino

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Luis Arce l’a emporté dès le premier tour selon les résultats partiels, avec 52,4% des voix. Le scrutin a été organisé, on s’en souvient, à cause du départ en exil du président sortant Evo Morales, accusé de fraude lors de la présidentielle de l’an dernier. Luis Arce est le dauphin d’Evo Morales.

Pour avoir le résultat final, il faudra attendre trois jours, précise Los Tiemposqui cite le Tribunal électoral départemental, mais le journal note que déjà la présidente par intérim « Jeanine Anez félicite Arce et Choquehuanca (son vice-président, Nda) et leur demande de gouverner en pensant à la Bolivie et à la démocratie ». De fait Luis Arce a immédiatement déclaré qu’il gouvernerait « pour tous les Boliviens », note Los Tiempos, et qu’il va « construire un gouvernement d’union nationale » - sans en préciser les contours, mais « en apprenant et en dépassant nos erreurs en tant que Mouvement vers le socialisme » - peut-être une référence aux manifestations de l’an dernier qui avaient débouché sur le départ d’Evo Morales.

Evo Morales qui, remarque La Razon, quelques instants avant la déclaration du nouveau président, « anticipait déjà depuis l’Argentine la victoire de son parti et annonçait que Arce dirigerait un gouvernement d’union nationale ».

Un économiste

La Razon rappelle le parcours du nouveau président, qui « a été plusieurs années dans le gouvernement de l’ancien président Evo Morales ». Entre autres comme ministre de l’Économie : lors de l’arrivée au pouvoir de son mentor en 2006 « il a commencé un processus de récupération des entreprises stratégiques, qui avaient été privatisées dans les gouvernements néolibéraux ». Le journal rappelle que Luis Arce avait quitté le pays après la crise de 2019 pour le Mexique, puis était revenu rapidement en Bolivie.

Los Tiempos pense surtout au coronavirus : le nouveau gouvernement « devra se charger, le plus rapidement possible, des urgences auxquelles le pays fait face, particulièrement celles qui découlent de la pandémie de Covid-19 : la paralysie de l’appareil productif, la fermeture d’entreprises, et la montée du chômage ». Et puis « la menace de retour de la pandémie et le nécessaire renforcement du système de santé ».

Au Chili, premier anniversaire des manifestations pour plus d’égalité sociale

Hier dans la capitale Santiago « des milliers de personnes se sont réunies sur la Plaza Italia pour commémorer les un an de la vague de protestation » du 18 octobre 2019, surnommé « le jour où le Chili s’est réveillé », rappelle El Dia.

El Dia se souvient : tout est parti l’an dernier « d’un appel des étudiants à descendre sans payer dans le métro de Santiago pour protester contre l’augmentation du billet, de 800 à 830 pesos », un appel qui a abouti à « la révolte la plus importante depuis la fin du régime d’Augusto Pinochet » en 1990. La raison ? Selon Matias Walker, une responsable du Parti chrétien démocrate interrogée par le journal, « malgré trente années de croissance économique et de réduction de la pauvreté (…) il y avait un sentiment de mal-être très grand, une importante classe moyenne s’était créée mais avec des problèmes de santé, de sécurité sociale, d’emploi… Il y avait une sensation d’injustice ».

Hier « l’ambiance était très festive, contrairement à la semaine dernière où on a assisté à des affrontements violents entre manifestants et policiers » note El dia, qui décrit la pancarte d’un des manifestants : « Que cela devienne une habitude jusqu’à ce qu’ils nous respectent ! »

Deux églises brûlées

Mais ce lundi a aussi été un jour de violences : « Deux églises brûlées et des troubles ont marqué ce premier anniversaire », titre Emol au-dessus de deux photos : l’une montrant des milliers de manifestants pacifiques, l’autre la tour d’une église à moitié tombée, en flammes. Hier ce premier anniversaire avait « deux visages », analyste le journal, « deux visages que l’on a retrouvé tout le long de cette année dans le pays » : « d’un côté des milliers de manifestants qui se sont réunis à Santiago et dans le reste du pays pour protester pacifiquement et sans désordre, de l’autre des gens cagoulés » qui ont multiplié « saccages, incendies et affrontements avec la police », attaquant « des commissariats à coups de cocktails Molotov ». La Tercera rappelle que l’an dernier, face à « ces deux situations - la violence et les demandes sociales, les partis politiques ont signé un accord pour la paix et pour une nouvelle constitution » - qui doit être adoptée – ou pas – par referendum d’ici quelques jours. « Ne garder que l’image de la violence, aussi condamnable qu’elle soit, est à courte vue. La classe politique, les entreprises et les dirigeants doivent réagir » à ce que la Tercera comme El dia appelle un « mal-être », « et agir aujourd’hui en conséquence ».

Aux États-Unis, une peur de l’échec très partagée

Aux États-Unis, alors que le 3 novembre approche, démocrates comme républicains craignent de plus en plus de perdre la présidentielle. Les républicains parce qu’ils ont retard important, ça paraît logique, les démocrates parce qu’ils ont une confortable avance, et là il faut deux mots d’explication, que l’on trouve dans ce titre du Washington Post : « Biden devance Trump. Comme l’avait fait Hilary Clinton. Pour les démocrates, cette campagne a un air inquiétant de déjà vu »… Un air de victoire annoncé qui débouche sur une défaite. « Je suis anxieux, et coincé entre un optimisme débridé et une absolue terreur » confie le démocrate Abington Township. « Cette fois, ils sentent le coup venir à des milliers de kilomètres », constate le Washington Post, qui rappelle : « En 2016, entre début octobre et la dernière semaine, Trump a pris trois points à Clinton sur les sondages nationaux », et localement « quatre points en Pennsylvanie et trois points en Floride, deux États où elle faisait la course en tête ». Donald Trump en profite, lui qui a « toujours écarté d’un revers de main les sondages qui lui sont défavorables, des sondages "mensongers" destinés à détruire ses votes ».

Mais la situation est-elle la même aujourd’hui qu’en 2016 ? s’interroge le New York Times. Comme il y a quatre ans, la campagne de Trump est un mélange de vantardises publiques et d’anxiété privée, cela n’a pas changé note le journal. Seulement, en 2016, « il avait terminé la campagne avec un message-massue, traitant Hillary Clinton de corrompue et promettant des changements économiques de fonds – un message beaucoup plus clair que celui d’aujourd’hui ». Car cette fois note le New York Times, « au lieu de se défendre sur sa gestion du Coronavirus ou se démarquer de Joe Biden sur le terrain de l’économie, il attaque son fils Hunter et l’insulte ».

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