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Présidentielle en Bolivie: Luis Arce, le dauphin d'Evo Morales, revendique la victoire

Le candidat à la présidentielle Luis Arce, du parti MAS d'Evo Morales, et son colistier David Choquehuanca, ont révendiqué la victoire, le 19 octobre 2020 à La Paz.
Le candidat à la présidentielle Luis Arce, du parti MAS d'Evo Morales, et son colistier David Choquehuanca, ont révendiqué la victoire, le 19 octobre 2020 à La Paz. REUTERS/Ueslei Marcelino
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Après une journée de vote historique dimanche 18 octobre, les Boliviens se sont couchés dans l’incertitude. Pour éviter les tensions, le Tribunal électoral a décidé de ne pas diffuser les résultats partiels un an après le vote qui avait mené au soulèvement de la population contre le président Evo Morales, dont le parti MAS était accusé de fraudes. Mais plusieurs sondages de sortie des urnes donnent le dauphin de l'ex-président gagnant dès le premier tour.

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Avec notre envoyée spéciale à La Paz,  Oriane Verdier

En début de soirée, de faux résultats ont circulé sur les réseaux sociaux annonçant la victoire du MAS au premier tour. Dans cette ambiance, le parti d’Evo Morales a donné rendez-vous aux journalistes devant l’un de ses bureaux dans le centre historique de la capitale La Paz, mais la tension est montée rapidement. « Nous sommes les voisins, nous ne sommes pas d'accord pour qu'ils fassent ce qui leur plaît dans notre quartier. Ils n'ont pas le droit de faire cet événement, ils voulaient mettre une estrade. Ils veulent montrer au monde qu'ils ont gagné, mais ce n'est pas vrai », dit la jeune femme qui a les larmes aux yeux.

Sa voisine Alejandra ne veut pas non plus croire que tout ce qu’elle a vécu l’année dernière, lors des 21 jours de soulèvement qui ont poussé Evo Morales à l’exil, n’a servi à rien : « Dans cette zone, nous avons passé des nuits à faire des rondes pour protéger nos maisons en octobre dernier. Nous avons peur d'une nouvelle révolte sociale qui nous pousse à nouveau à passer des nuits dans la rue pour veiller sur nos maisons. »

La police et l’armée finissent par investir les lieux. José lui aussi a les larmes aux yeux, il vient d’être sorti de force de sa propre rue. « Ça fait très mal, ça donne la rage. Tout le monde devrait avoir le droit de circuler dans la rue, la police dépasse ses attributions. Ce n'est pas normal », résume-t-il. 

Incertitude

Dans la petite rue pavée, une soixantaine de journalistes sont encore restés plusieurs heures dans le froid, accompagnés de chiens errants et de rangées de forces anti-émeute. Finalement, le porte-parole du MAS a annoncé la victoire de son parti dès le premier tour dans une interview par vidéo.

Un sondage de sortie des urnes diffusé par la chaîne privée Unitel donnait le dauphin d'Evo Morales, Luis Arce, vainqueur dès le premier tour avec plus de 52% des voix face au candidat centriste Carlos Mesa. La Bolivie « a renoué avec la démocratie » s'est réjouit le vainqueur lors d'une conférence de presse en compagnie de son vice-président David Choquehuanca. « Nous allons travailler pour tous les Boliviens, nous allons mettre en place un gouvernement d'union nationale », a-t-il ajouté

La présidente par intérim Jeanine Áñez a félicité le candidat du MAS sur Twitter. « Nous n'avons pas encore de décompte officiel, mais d'après les données dont nous disposons, M. Arce et M. Choquehuanca ont remporté les élections », a-t-elle déclaré. Il faudra attendre plusieurs jours peut-être pour que ces résultats soient confirmés officiellement.

► À lire aussi : Journée pour l'élimination  de la pauvreté: les crises économiques se multiplient en Bolivie

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