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Le Chili commémore un an de contestation avant le référendum sur la Constitution

Des manifestants chiliens bravent les mesures contre la pandémie de Covid-19 pour marquer l'anniversaire de la mobilisation contre les inégalités, à Santiago, le 18 octobre 2020.
Des manifestants chiliens bravent les mesures contre la pandémie de Covid-19 pour marquer l'anniversaire de la mobilisation contre les inégalités, à Santiago, le 18 octobre 2020. REUTERS/Ivan Alvarado
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Malgré la pandémie de Covid-19, au moins 25 000 personnes ont manifesté dimanche 18 octobre à Santiago et dans plusieurs villes du Chili, selon la police, pour marquer le premier anniversaire du mouvement social contre les inégalités. Commencée contre la hausse du prix des transports publics, la mobilisation a abouti aux plus plus grandes manifestations de l’histoire du pays.

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Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

« Oui, j'approuve » une nouvelle Constitution, chantaient les manifestants, réunis sur la place qu'ils ont rebaptisée « place de la Dignité ». Les rassemblements de dimanche interviennent à une semaine du référendum pour ou contre l'abandon de la Constitution actuelle, héritée de la dictature du général Pinochet.

En 2019, Valentina Vargas s'est mobilisée dès le départ contre la hausse du prix du métro. Elle ne savait pas encore que les lycéens étaient en train de lancer le plus grand mouvement social depuis la fin de la dictature, il y a 30 ans. « On ne s'y attendait pas du tout, mais j'en suis très heureuse ! Et j'espère que le "oui" à une assemblée constituante va gagner », résume cette jeune de 18 ans.

Comme elle, Eduardo Espinoza est venu manifester en famille et commémorer ce que les Chiliens appellent « le réveil de leur pays » : « Le 18 octobre ne peut plus être un jour comme les autres, c'est un jour historique maintenant, qui a marqué un point de non-retour, explique l’homme de 63 ans. Les inégalités sont très fortes ici, les classes sociales sont aux antipodes les unes des autres. Et j'applaudis la jeunesse, qui s'est mobilisée pour mettre fin à cette fracture sociale. »

Le « oui » donné gagnant 

Largement pacifique, le rassemblement s'est terminé par des dégradations dans le centre-ville. Des commerces ont été pillés et deux églises ont été visées par des cocktails molotov, et l'une a brûlé entièrement.

Le mouvement social chilien rendait également hommage aux les morts et aux milliers de blessés des manifestations. Le « oui » à une nouvelle Constitution lors du référendum qui doit se tenir dimanche 25 octobre est donné largement gagnant dans les enquêtes d'opinion.

►À écouter aussi : Chili: un an après le mouvement social, les éborgnés se sentent abandonnés

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