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Après la victoire de Luis Arce, les Boliviens rassurés par un «retour à la normale»

Partisans de Luis Arce, nouveau président de la Bolivie, le 19 octobre 2020 à La Paz.
Partisans de Luis Arce, nouveau président de la Bolivie, le 19 octobre 2020 à La Paz. (AP Photo/Martin Mejia)
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La Bolivie se prépare au retour du MAS d'Evo Morales. L'ancien président a pourtant été poussé à l'exil l'année dernière après un mouvement social l'accusant de fraude et de corruption. Depuis un an, la Bolivie est mené par un gouvernement de transition aux politiques opposées à celles d'Evo Morales. Selon plusieurs sondages à la sortie des bureaux de vote, son dauphin Luis Arce a remporté dès le premier tour l'élection présidentielle.

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Avec notre envoyée spéciale à La Paz, Oriane Verdier

Il fait beau sur la place centrale de la Paz. Devant l’assemblée législative et le palais présidentiel, les passants flâne au soleil. « Je ne fais que passer pour retrouver un ami pour parler des élections, explique Roy. Nous sommes heureux. Parce que le gouvernement de transition n’a fait que voler et perpétrer des actes de corruption. Ils n’ont absolument rien fait d’autre. Bien sûr que les gens veulent du changement mais comme ils n’avaient pas de meilleur option, ils ont préféré parier sur la sécurité. »

Roy a voté de bon cœur pour le MAS. Sergio, lui, a voté nul mais partage l’avis de son aîné sur le gouvernement de transition de Jeanine Añez : « Je ne venais plus sur cette place. Quand Jeannine a pris le pouvoir, on est un peu retourné au temps des colonies. L’indigène était tenu à distance. Ils ont vu la Bolivie comme un pays homogène alors que ce n’est pas le cas. »

Représailles

Cependant, Sergio a quelques craintes sur le retour au pouvoir du MAS : « Je ne sais pas comment ça va se passer… J’espère qu’ils ne vont pas mener des représailles. C’est récurrent en Bolivie. Quand le MAS a pris le pouvoir, ils ont coupé des têtes de la droite. Quand Jeannine a pris le pouvoir, elle a poursuivi les soutiens du MAS. Si Arce fait la même chose, il va y avoir de nouveaux conflits forcément. »

Sergio s’inquiète également des résultats officiels qui seront révélés dans quelques jours. Si l’écart entre les deux premiers candidats est moins important qu’annoncé, un deuxième tour pourrait à nouveau attiser les tensions.

À lire aussi : Bolivie: Luis Arce, dauphin d’Evo Morales, remporte la présidentielle

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