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La revue de presse Amériques

À la Une: au Chili, victoire du «Apruebo» au référendum

Les Chiliens sont descendus dans les rues de Valparaiso après les résultats du référendum en faveur du changement de la Constitution chilienne, le 25 octobre 2020.
Les Chiliens sont descendus dans les rues de Valparaiso après les résultats du référendum en faveur du changement de la Constitution chilienne, le 25 octobre 2020. REUTERS/Rodrigo Garrido

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Les Chiliens ont voté dimanche à une très forte majorité, plus de 78%, pour qu’une nouvelle Constitution remplace celle héritée du dictateur Augusto Pinochet. « Le Chili a dit oui », titre en Une La Estrella, au-dessus de la photo d’un manifestant entouré de danseurs, et brandissant un drapeau barré d’un immense A, comme « Apruebo », « J’approuve ».

De son côté El Mercurio couvre sa Une d’une seule photo, une forêt de Chiliens vus de dos, avec l’un d’entre eux qui brandit le drapeau cette fois du Chili. Une photo qui permet au journal d’insister en titre sur le caractère « écrasant » et donc incontestable de cette victoire. Avec parfois des pointes impressionnantes : 86% des voix à Atacama, dans le nord, le plus gros score du « oui » pour une moyenne nationale de 78%, rapporte le journal local El Diario de Atacama.

Avec ce « triomphe » note La Tercera, c’est le début d’une nouvelle étape pour le Chili, d’autant plus que, souligne le journal, ce vote est celui auquel ont participé le plus d’électeurs depuis le retour de la démocratie, avec une participation particulièrement importante des jeunes souligne La Tercera. Du coup, affirme La Tercera : « Il en va maintenant de la responsabilité de tous les secteurs concernés que le processus qui commence ne déçoive pas les attentes que les citoyens ont confié à ce referendum ».

Les thèmes de la « Convention constituante »

Et La Tercera de passer en revue « les principaux débats qui attendent la Convention constituante », qui doit établir cette nouvelle Constitution que les Chiliens demandent ; une convention qui se tiendrait, croit savoir le journal, « entre le 19 avril et le 14 mai » 2021.

Pour le journal il va falloir parler droits sociaux – santé, logement, éducation et retraites, au cœur des manifestations de l’an dernier qui ont abouti à ce referendum. Au menu également selon La Tercera : la réduction du pouvoir présidentiel, pour en donner plus – mais pas tout – au Congrès, qui pourrait dans la foulée passer de deux chambres à une seule ; la décentralisation du pays ; la reconnaissance des peuples autochtones - en Amérique du Sud seuls le Chili, l’Uruguay et le Surinam ne reconnaissent pas explicitement les peuples indigènes.

El Diario Financiero de son côté tempère quelque peu les enthousiasmes.D’abord en interviewant l’écrivain et éditorialiste vénézuélien Moisés Naim, pour qui « certains des nombreux problèmes du Chili n’ont rien à voir avec la Constitution ». « La Constitution », estime-t-il, « ne peut pas être un arbre de Nöel sous le quel tout le monde place ses désirs (…) : il faut protéger la démocratie contre les excès du populisme, de la démagogie et des promesses faciles à faire et difficiles à réaliser ».

Pour cela, estime El Diario Financiero dans un éditorial, les citoyens « doivent absolument récupérer la capacité de dialogue qui a souvent été perdue pendant une campagne qui s’est plus concentrée sur la division quez l’union ». Emol note d’ailleurs que les dirigeants de l’opposition, s’ils « ont appelé à l’unité pour la convention constituante », ont fêté hier la victoire hier séparément… « Ce qui vient sera au moins aussi intense que ce qui s’est déjà déroulé », analysent Las Ultimas Noticias : « nous allons passer d’un scénario politique polarisé à un autre extrêmement fragmenté ».

Mort d’un dirigeant médiatique de l’ELN en Colombie

Uriel a été tué hier dans « un assaut aérien et terrestre des forces militaires dans la ville de Novita », le département de Choco, dans le nord-ouest du pays rapporte El Espectador. El Tiempo rappelle que le président Ivan Duque avait fait un « voyage-éclair dans ce département la semaine dernière, alors que se tenait dans la capitale la Minga »,le rassemblement des populations autochtones. C’est dire si ce voyage dans le nord « n’était pas un voyage pour rien », note le journal, « la police donnait pour acquise la capture d’Andres Felipe Vanegas, alias Uriel ».

Uriel était « un des hommes les plus recherchés par les autorités colombiennes », rappelle El Espectador :responsable selon le président Duque « d’enlèvements, d’assassinats de responsables syndicaux, harcèlement envers les populations et recrutement de mineurs ». Les différents journaux rappellent d’ailleurs qu’il était l’un des visages les plus connus de l’ELN à cause de son utilisation des réseaux sociaux. L’ELN, dernier mouvement de rébellion reconnu depuis le désarmement des Farcs, compte encore selon El Espectador « plus de 2 300 combattants et un réseau de renseignement, avec une présence dans 110 municipalités du pays ». Du coup Uriel était jusqu’ici « difficile à localiser, parce qu’il bougeait souvent » explique El Tiempo : « pas moins de 500 millions de dollars de récompense étaient offerts pour toute information menant à sa capture ».

Fuite en Espagne de l’opposant vénézuélien Leopoldo Lopez

Leopoldo Lopez, le mentor du chef de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido, est arrivé ce dimanche en Espagne. El Universal rappelle que depuis le 30 avril 2019 et la tentative avortée de soulèvement militaire contre le président Maduro, Leopoldo Lopez était réfugié dans la résidence de l’ambassadeur espagnol à Caracas.

La Voz publie une image émouvante, celle de l’opposant serrant dans ses bras sa femme et ses deux filles. El Luchador rappelle que les parents de l’opposant « ont la nationalité espagnole depuis décembre 2015 ». Et cet accueil en Espagne de Léopoldo Lopez ne plaît pas au gouvernement vénézuélien, qui parle dans un communiqué reproduit par Ultimas Noticias d’une « action inacceptable, et incompréhensible au regard de la relation historique entre les deux pays ». De son côté le vice-président du Parti socialiste du Venezuela Diosdado Cabello traite Leopoldo Lopez de « lâche » : « Ce n’était pas une fuite parce qu’il a été autorisé à partir. Il est parti parce que c’est un lâche », des propos reproduits dans El Universal.

Des proches de l’opposant disent au contraire dans la Voz que ce départ n’était pas négocié. Le journal reproduit le commentaire du chef de l’opposition Juan Guaido, pour qui « son mentor politique s’est enfuit du Venezuela ‘en se moquant de son appareil répressif ».

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