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Présidentielle américaine: la républicaine Caroline du Nord va-t-elle passer en bleu?

Une électrice lors du premier jour du vote par anticipation à Durham, en Caroline du Nord, le 15 octobre 2020.
Une électrice lors du premier jour du vote par anticipation à Durham, en Caroline du Nord, le 15 octobre 2020. REUTERS/Jonathan Drake
Texte par : RFI Suivre
3 mn

À une semaine de la présidentielle aux États-Unis, les démocrates espèrent pouvoir gagner en Caroline du Nord, un État traditionnellement républicain que Donald Trump avait emporté avec près de quatre points d’avance en 2016. Les sondages y sont très serrés.

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Avec notre envoyée spéciale à Raleigh, Anne Corpet

Deux facteurs principaux laissent espérer une possible victoire aux démocrates dans cet État. Tout d’abord, le changement démographique, avec le poids de plus en plus important de populations diplômées, plus enclines à voter démocrate, venues d’autres États pour travailler dans cet État de la côte Est.

La désaffection des femmes des banlieues résidentielles pour le président peut y jouer également. Elles avaient largement contribué à la victoire de Donald Trump, mais le style provocateur, ses mensonges déplaisent à ces Américaines. « Quand je suis arrivée de New York il y a vingt ans, nous étions les seuls démocrates du quartier, mais depuis beaucoup de jeunes diplomés se sont installés et la donne a changé », estime Sherry Shavor, qui tient la permanence du parti démocrate à Holly Spirit, une banlieue de Raleigh. La professeur de piano à la retraite l’assure : même certaines de ses voisines républicaines vont voter Joe Biden en cachette de leur mari.

Elles lui reprochent sa gestion de la pandémie de coronavirus : « Nous sommes celles qui nous inquiétons pour nos parents, pour nos enfants, et voir Donald Trump minimiser le danger nous est insupportable », tempête Christine Kelly, mère au foyer de Holly Spirit.

L’attitude du président face au mouvement antiraciste Black Lives Matter a aussi choqué cet électorat qui a été sensibilisé aux questions de justice raciale. Mais rien n’est joué : de nombreuses électrices, sans être enthousiasmées par Donald Trump, préfèrent lui accorder un second mandat plutôt que de voter pour Joe Biden, qu’elles jugent trop à gauche. La participation s’annonce en tous cas très importante : 43% des électeurs qui avaient participé au scrutin il y a quatre ans ont déjà voté par anticipation.

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