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Municipales au Brésil: revers pour les candidats soutenus par le président Jair Bolsonaro

Un électeur utilise son empreinte digitale pour voter dans un bureau de vote d'Igarape Miri, dans l'Etat brésilien de Para, lors des municipales du 15 novembre 2020.
Un électeur utilise son empreinte digitale pour voter dans un bureau de vote d'Igarape Miri, dans l'Etat brésilien de Para, lors des municipales du 15 novembre 2020. Tarso Sarraf/AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Au Brésil, le premier tour des municipales avait lieu ce 15 novembre. Les candidats soutenus par le président d'extrême droite Jair Bolsonaro ont plutôt enregistré de mauvais scores tandis que l’extrême gauche a remporté de très bons résultats à São Paulo, la plus grande ville du pays.

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Ce 15 novembre, les Brésiliens se rendaient aux urnes pour la première fois depuis la victoire de Jair Bolsonaro à la présidentielle, rappelle notre correspondant à São Paulo, Martin Bernard. Quelque 148 millions d'électeurs étaient appelés à élire 5 569 maires et leurs conseillers municipaux lors d'un scrutin assombri par la pandémie de coronavirus qui a fait plus de 165 000 morts au Brésil et plongé le pays dans la récession. Mais les candidats soutenus par le chef de l’État d’extrême droite n’ont pas obtenu de très bon scores.

À Rio de Janeiro, le maire sortant, le pasteur évangélique Marcelo Crivella, a été largement distancé. À São Paulo, le candidat bolsonariste, le présentateur de télévision Celso Russomanno, a subi un revers cuisant et a recueilli moins de 10% des suffrages, selon des résultats partiels. Dans cette ville, la plus grande du pays, l’extrême gauche a créé la surprise. Son candidat, Guilherme Boulos, va affronter au second tour le maire sortant Bruno Covas.

Autre candidat soutenu par le président, le maire Marcelo Crivella (Republicanos, droite), ex-pasteur néo-pentecôtiste, s'est qualifié à Rio de Janeiro pour le deuxième tour, mais avec seulement 22% des voix. La majorité des autres candidats soutenus par le chef de l'Etat ont été recalés.

Bonne performance de la droite

Si une gauche toujours divisée peut se prévaloir du bon résultat de Guilherme Boulos à São Paulo, Manuela D'Avila, du Parti communiste du Brésil (PC do B) s'est qualifiée pour le deuxième tour dans la ville de Porto Alegre, mais avec la deuxième place. Le Parti des travailleurs (PT, gauche) de l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva avait subi la pire défaite de son histoire en 2016 avec la perte de plus de 60% des municipalités conquises au précédent scrutin.

Cette année, les partis de la droite modérée ont enregistré la meilleure performance dans tout le pays, avec des victoires importantes dans plusieurs villes. Les Brésiliens ont ainsi accordé leur préférence aux vieux partis conservateurs comme le Parti social démocratique (PSD), dont le candidat Kalil a été élu dès le premier tour à Belo Horizonte, ou le DEM (Démocrates), qui a fait élire aussi Rafael Greca à Curitiba et Bruno Reis à Salvador.

L’annonce des résultats officiels a été retardée à cause de problèmes informatiques. L’abstention a par ailleurs été beaucoup plus élevée que d’habitude en raison de la pandémie. À cause du Covid-19, la campagne a été menée sur les réseaux sociaux, et très peu sur le terrain.

► (Ré)écouter : Elections municipales dans un contexte difficile au Brésil

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