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Au Brésil, l'émotion après la mort d'un Noir tué par des vigiles de supermarché

Des proches de Joao Alberto Silveira Freitas lors de son enterrement, le 21 novembre à Porto Alegre.
Des proches de Joao Alberto Silveira Freitas lors de son enterrement, le 21 novembre à Porto Alegre. REUTERS - DIEGO VARA
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le Brésil est sous le choc après la mort de Joao Alberto Silveira Freitas, un client noir d’un supermarché battu à mort par deux vigiles jeudi soir. Les funérailles de la victime se sont déroulées samedi 21 novembre.

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Avec notre correspondant à Sao Paulo, Martin Bernard

Les obsèques de Joao Alberto Silveira Freitas ont été dominées par l’émotion et la colère samedi à Porto Alegre. Émotion de la famille, tout d’abord : le père de la victime a souhaité que le racisme devienne un thème de débat sur les bancs de l’école dans un pays où un Noir est assassiné toutes les 23 minutes. Colère de la fille de la victime aussi contre la brutalité des vigiles, traités d’« ordures ». Colère également d’un proche, qui s’indigne du fait qu’une employée du supermarché n’ait rien fait pour empêcher cet assassinat.

Nouvelles manifestations

Ce Brésilien noir de 40 ans est mort jeudi dernier après avoir été roué de coups par des agents de sécurité blancs d'un supermarché Carrefour. Selon les premiers éléments de l'enquête, il a reçu des coups de poing pendant plus de cinq minutes avant d'être immobilisé par ses agresseurs et de mourir asphyxié.

De nouvelles manifestations de solidarité se sont déroulées samedi dans plusieurs villes. À Sao Paulo, la phrase symbole « Les vies noires comptent » a été peinte en lettres géantes sur une grande artère de la ville. 

Bolsonaro refuse d'entendre parler de racisme

Le mouvement noir américain « Black Lives Matter » a apporté son soutien au mouvement brésilien. Mais pour le président et le vice-président brésilien, le racisme n’existe pas au Brésil.

Samedi, au début de son discours au sommet virtuel du G20, le président Jair Bolsonaro a une nouvelle fois ignoré les graves problèmes de racisme structurel qui minent le Brésil, mettant en avant le « métissage » du pays et fustigeant « ceux qui veulent semer le conflit et la discorde » en tentant  « d'importer » dans son pays des « tensions » raciales « qui ne font pas partie de son histoire ». « En tant qu'homme et en tant que président, je vois tout le monde de la même couleur : vert et jaune (les couleurs du drapeau du Brésil) », a-t-il aussi affirmé, réitérant des propos diffusés la veille sur Twitter, quand il se disait « daltonien ».

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