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Revue de presse des Amériques

À la Une: le dernier adieu à la légende du football Diego Maradona

Un fan de Diego Maradona, inconsolable, lors de l'hommage national rendu au footballeur disparu, le 26 novembre 2020 à Buenos Aires.
Un fan de Diego Maradona, inconsolable, lors de l'hommage national rendu au footballeur disparu, le 26 novembre 2020 à Buenos Aires. © AFP/Alejandro Pagni
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Buenos Aires a vécu une journée de tumulte jeudi. Ce vendredi, les photos du cercueil recouvert du drapeau bleu et blanc de l’Argentine remplissent les journaux d’Amérique latine et du monde. Un cercueil entouré de quelques dizaines de proches du joueur au milieu de la pelouse du cimetière de Bella Vista où sont aussi enterrés les parents de Diego Maradona.

Mais aux côtés de ces images de recueillement, il y a celles d’une foule transportée par la peine et la passion pour celui qui les a fait rêver. Pagina 12 raconte « l’ultime acte d’amour du peuple à son idole ». La journée de jeudi a commencé par une veillée funèbre à la Casa Rosada, le palais présidentiel, entre chant, message d’adieu et silence.

Finalement, ce moment unique s’est terminé par des affrontements entre la police et la foule, plusieurs personnes arrêtées d’autres blessées. Le journaliste de Pagina 12 soulève une erreur de programmation : plus d’un million de fans étaient attendus pour faire leurs adieux à leur idole. La veillée funèbre, elle, ne devait durer que 10h. Il était donc techniquement impossible que tout le monde puisse passer devant le corps du défunt.

Finalement, la foule s’est résolue à accompagner le cortège funèbre jusqu’aux grilles du cimetière de Bella Vista formant une gigantesque haie d’honneur. Sur le site de La Nacion, les messages d’adieu des lecteurs défilent aujourd’hui encore. On parle de magie, d’éternité, d’amour.

À lire aussi : L’Argentine, inconsolable, a fait ses adieux à Diego Maradona

Aux États-Unis, Donald Trump vers l’acceptation de sa défaite

Le président a déclaré pour la première fois hier qu’il quitterait la Maison Blanche si la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle du 3 novembre était confirmée. Mais en attendant, son équipe tente de rendre le travail du futur président aussi difficile que possible, dénonce un éditorial du Los Angeles Times. Le journaliste Doyl McManus ironise : « Donald Trump avait du mal à présenter un programme concret pendant sa campagne, mais voilà qu’une fois battu, il a trouvé son programme politique : saboter la présidence de son successeur ».

Le LA Times prend l’exemple de ce projet de loi visant à stimuler l’activité économique. Un projet défendu par Donald Trump jusqu’aux élections et soudainement abandonné depuis la victoire de Joe Biden. Le gouvernement aurait aussi demandé de mettre un terme à des programmes d’aides gérés conjointement par le ministre des Finances et la banque centrale. Pour l’éditorialiste, « il est clair que le président sortant ne souhaite pas le succès de la présidence de Joe Biden. Il regarde déjà vers les élections de 2024. »

Cuba : la police met fin à une grève de la faim

La police a mis fin dans la nuit à l’action d’un groupe d’activistes en grève de la faim depuis huit jours. Le mouvement San Isidro est un réseau de militants qui affirme lutter pour la liberté d’expression à Cuba. L’un des membres, le rappeur Denis Solis, a été arrêté au début du mois et condamné à huit mois de prison pour outrage envers un policier qui avait fait irruption à son domicile sans autorisation. Pour le défendre, 14 de ses amis journalistes, écrivains et artistes se sont retranchés dans une maison de la vieille ville de La Havane, le QG du mouvement pour commencer une grève de la faim le 18 novembre dernier. 

La police les a finalement tous arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi. Au même moment les réseaux sociaux Facebook et Instagram étaient inaccessibles dans toute l’île. Une manière d’empêcher la circulation d’image de cette arrestation affirme le média en ligne d’opposition 14 y medio.

Finalement une grande partie des militants ont été libérés à l’aube, parmi eux le journaliste Carlos Manuel Alvarez, collaborateur d’El Pais. IL raconte justement son arrestation dans les colonnes du quotidien espagnol. Ce dernier est arrivé mardi à Cuba pour rejoindre le mouvement du quartier de San Isidro. Des agents de la sécurité d’État seraient venus à la porte du collectif déguisé en médecin pour lui demander de les accompagner faire un test Covid. Devant son refus, d’autres policiers, en uniforme cette fois, seraient passés à l’action en enfonçant la porte d’entrée pour entrer dans la maison et arrêter les militants qui n’ont pas résisté.

Le site de la presse officielle CubaDebate, parle lui uniquement d’une opération menée par les autorités sanitaires. Selon ces dernières Carlos Manuel Alvarez n’a pas respecté le protocole de sécurité sanitaire pour les voyageurs venus de l’étranger en se rendant au QG du mouvement de San Isidro sans l’avoir déclaré comme son lieu de quarantaine lors de son entrée sur le territoire ce qui a motivé l’arrestation de l’intégralité des occupants de la maison.

 

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