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Coronavirus : MSF réduit sa présence au Venezuela

Des soignants protestent contre les bas salaires, à Caracas, Venezuela,  le 29 octobre 2020 (Photo d'illustration).
Des soignants protestent contre les bas salaires, à Caracas, Venezuela, le 29 octobre 2020 (Photo d'illustration). REUTERS - ADRIANA LOUREIRO
Texte par : RFI Suivre
3 mn

L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a annoncé son retrait de l'hôpital vénézuélien dans lequel l'ONG avait développé notamment un projet contre le Covid-19 avec test PCR, suivi médical et unité de soins intensifs, et ceci dans l'immense zone urbaine de Petare, en bordure de la capitale Caracas, l'une des plus densément peuplées du pays.

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L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a demandé aux autorités vénézuéliennes de faciliter l'arrivée de personnel humanitaire pour maintenir ses programmes dans chacune des 39 structures de santé dans lesquelles elle intervient. Mais malgré les demandes et multiples relances de MSF depuis de nombreux mois, les autorités vénézuéliennes ne fournissent toujours pas les visas et permis de travail pour le personnel humanitaire expatrié.

Conséquences en cas de seconde vague

Le coordinateur général de MSF au Venezuela, Isaac Alcalde a fait part de sa frustration et de son regret, alors qu'il craint une deuxième vague dans un système de santé public plus que fragile. « Après le retrait de MSF, on va perdre environ 150 personnes sous contrat, tout type de personnel médical, des médecins, des infirmiers, des logisticiens, déplore-t-il au micro de RFI. On va réduire le nombre de lits à presque un quart pour se retrouver avec dix lits plus deux lits de soins intensifs. Il n'y aura plus de service de santé mentale. Il n'y aura plus de service de promotion de la santé ni de suivi à domicile. »

« Les conséquences sont assez sensibles au sein de l'hôpital et surtout s'il y a une deuxième vague qui s'approche, poursuit Isaac Alcalde. On va essayer de réduire l'impact sur les dons de matériels, les équipements, les médicaments. On a renforcé le système de formation et les capacités avec le personnel jusqu'à ce que la situation s'améliore, vers mi-décembre. On espère réduire l'impact mais on sait que le système de santé publique au Venezuela est faible ».  

► À lire aussi : Venezuela: les médecins cubains pas épargnés par les ravages du Covid-19

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