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En Haïti, le ras-le-bol de la population devant la recrudescence des enlèvements

Une manifestation après l'enlèvement et le meurtre d'une lycéenne à Port-au-Prince, en novembre 2020.
Une manifestation après l'enlèvement et le meurtre d'une lycéenne à Port-au-Prince, en novembre 2020. AP - Dieu Nalio Chery
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La récente recrudescence des enlèvements suscite une vague de colère au sein de la population haïtienne. La libération, dimanche soir, de l’interne en médecine enlevé samedi matin n’a pas apaisé ses collègues qui ont manifesté lundi dans les rues de Port-au-Prince. En solidarité, plusieurs centres médicaux à travers le pays ont également observé une journée de grève.

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Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

L’interne Hans Télémaque aura passé plus de 24 heures aux mains de ses ravisseurs. Si cet enlèvement a fait la Une, beaucoup de familles vivent en silence le cauchemar d’avoir un proche aux mains des gangs qui exigent souvent des dizaines de milliers de dollars de rançons.

Marie Rosy Auguste Ducena, militante du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), déplore la recrudescence de ces crimes : « Chaque jour, au moins quatre cas d’enlèvements suivis de séquestrations contre rançons sont recensés. Certains parents en parlent et d’autres n’en parlent pas du tout. Ils se contentent de payer la rançon de leurs proches, de leurs enfants, pour pouvoir les récupérer. Toutes les couches sociales en sont victimes : médecins, avocats, élèves, étudiants, marchands. En réalité, personne n’est épargné. La police nationale, de son côté, est dénoncée d’une part en raison de son incapacité à trouver des solutions pour les questions de sécurité en général, mais surtout parce que du matériel policier est utilisé dans la perpétration de ces cas de kidnappings. »

Des victimes d’enlèvements ont, en effet, témoigné avoir été transportées dans des véhicules de la police nationale par des ravisseurs portant des uniformes officiels. Contacté, le porte-parole de la police n’a pas donné suite aux questions de RFI.

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