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Le Canada reprend l'expulsion des demandeurs d'asile dont le pays a pourtant besoin

Un rassemblement de migrants, réfugiés, travailleurs sans-papiers et leurs sympathisants devant le bureau du ministre de l'Immigration du Canada, à Toronto, le 4 juillet 2020.
Un rassemblement de migrants, réfugiés, travailleurs sans-papiers et leurs sympathisants devant le bureau du ministre de l'Immigration du Canada, à Toronto, le 4 juillet 2020. REUTERS/Chris Helgren
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après avoir suspendu ses expulsions depuis le 17 mars, le Canada pourrait les reprendre dans les prochains jours. Les demandeurs d’asile qui n’ont pas obtenu le statut de réfugiés risquent donc d’être renvoyés dans leur pays. Quatorze États cependant, comme l’Irak, Haïti ou la République démocratique du Congo ne sont pas visés par ces renvois. Cette décision administrative touche des milliers de personnes dont on a pourtant besoin plus que jamais, selon deux responsables avec lesquels RFI s'est entretenue.

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Avec notre correspondante à Québec,  Pascale Guéricolas

Les élus parlent régulièrement du personnel de soin dans les Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), des employés d’épicerie, des gardiens de sécurité, souvent des demandeurs d’asile, comme des anges gardiens en ces temps de pandémie. Pourtant, dans les faits, le gouvernement a choisi d’intégrer au Québec seulement le personnel de santé.

Une grande injustice aux yeux de Frantz André, qui défend les sans-papiers : « C’est totalement criminel. On devrait attendre que la situation de la pandémie s'améliore globalement. Si vous regardez les pays où les gens vont être expulsés, quel est le niveau de risque justement s’ils retournent là-bas ? »

À lire aussi : Coronavirus: inquiet de la hausse des cas, le Canada prend de nouvelles mesures

De son côté, Guillaume Cliche-Rivard, le président de l'Association québécoise des avocats et avocates en droit de l'immigration (AQAADI), s’interroge sur l’urgence de reprendre ces expulsions : « Dans les prochaines semaines, quand on va commencer à entendre que des agents de sécurité dans les hôpitaux ou des préposés à l'entretien ou des concierges dans les hôpitaux ou ailleurs commencent à être expulsés, quels vont être les commentaires et qu'est-ce que les Canadiens vont dire ? On va réaliser qu'on n'a pas le choix de garder ces gens-là finalement. »

Pour l’instant, aucune date d’expulsion n’est fixée pour les demandeurs d’asile provenant d’autres pays que le groupe des 14 États qui échappent aux renvois.

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