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Nicaragua: de nombreux opposants privés de liberté arbitrairement depuis 2018

Dans les rues de Managua, le 30 mars 2020 (image d'illustration). L'opposition compte actuellement plus de 100 dissidents emprisonnés.
Dans les rues de Managua, le 30 mars 2020 (image d'illustration). L'opposition compte actuellement plus de 100 dissidents emprisonnés. REUTERS/Oswaldo Rivas
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Plus de 1 600 opposants au Nicaragua ont été victimes d'un placement en détention arbitraire depuis 2018, pour avoir participé aux manifestations contre le gouvernement de Daniel Ortega ou les avoir encouragées, a dénoncé, mercredi 3 décembre, la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH).

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La Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), qui émane de l'Organisation des États américains, « est parvenue à établir que 1 614 personnes ont été privées de liberté arbitrairement, pour leur participation ou leur soutien aux manifestations sociales », entre avril 2018 et mai 2020, indique un rapport publié à Washington. Ces opposants, qui ont été dans la majorité des cas remis en liberté, avaient été placés en détention dans des cellules bondées et insalubres, sans le nombre de lits suffisant, et parfois à l'isolement, précise le rapport.

100 000 opposants en exil

Au Nicaragua, les manifestations qui avaient débuté en avril 2018 visaient à s'opposer à une réforme de la Sécurité sociale. Puis les protestataires avaient exigé le départ du président, du fait du malaise causé par la violente répression exercée contre les manifestants par le gouvernement. Selon le rapport intitulé « Personnes privées de liberté au Nicaragua dans le contexte de crise des droits humains », la répression a fait au moins 328 morts et plus de 100 000 opposants se sont exilés.

Expulsion d'une commission de la CIDH

Les arrestations avaient d'emblée été massives et violentes avec l'intention de « punir ou de réprimer une position d'opposition au régime nicaraguayen actuel », affirme le document. L'opposition compte actuellement plus de 100 dissidents emprisonnés. Pour le gouvernement, les rapports émis par la CIDH sur le Nicaragua sont partiaux. En décembre 2018, le gouvernement avait expulsé une commission de la CIDH qui s'était rendue au Nicaragua pour surveiller la mise en oeuvre des recommandations faites par l'organisme afin de surmonter la crise politique que vivait le pays.

(avec AFP)

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