A l'ONU, le président du Conseil européen plaide pour un traité sur les pandémies

Pour le président du Conseil européen, Charles MIchel, «le succès en matière de vaccins est le résultat de la mobilisation et de la solidarité internationale».
Pour le président du Conseil européen, Charles MIchel, «le succès en matière de vaccins est le résultat de la mobilisation et de la solidarité internationale». AP - Francois Walschaerts
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Jeudi, 140 chefs d'États, de gouvernements et de ministres ont partagé leurs idées à l'occasion d'un sommet virtuel spécial sur le Covid-19 organisé par l'Assemblée générale des Nations unies. Ce sont l'Europe et certains de ses membres qui ont fait les propositions les plus concrètes.

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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten 

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a d’emblée donné le ton jeudi 3 décembre lors de ce sommet spécial Covid-19 : pour l’UE, le fait que le monde entier ait été « pris au dépourvu » par le coronavirus est « une forme d’échec » dont il faut « tirer les conséquences et les leçons ». 

Plus de coordination

Il faut donc plus de coordination car, dans le même temps, « le succès en matière de vaccins est le résultat de la mobilisation et de la solidarité internationale », a poursuivi Charles Michel. « Face aux futures pandémies, il faut maintenant pérenniser cette approche, en structurant notre capacité collective à anticiper, préparer et gérer ce type de crises. Je propose que nous le fassions par la voie d'un traité international sur les pandémies », a-t-il proposé au nom des 27 États membres.

Un tel texte pourrait permettre un meilleur contrôle des risques, la surveillance de l'apparition de maladies infectieuses animales, dont la transmission à l'homme constitue le risque majeur, ainsi que de meilleurs financements et coordination de la recherche.

Renforcer l'OMS

Le président français était le seul chef d’État parmi les pays du P5 à s’exprimer directement, rapporte notre correspondante à New York. Emmanuel Macron a souligné qu’en plus des vaccinations, il sera incontournable de renforcer les systèmes de santé dans les pays les plus fragiles. Avec l’Allemagne, il soutient le renforcement de l’OMS, la seule organisation universelle en matière de santé, tout en demandant qu’un niveau d’alerte lui permette de sonner l’alarme plus en amont. Sans nommer la Chine, mais en rappelant qu’une enquête internationale était en cours, il a affirmé que plus de transparence des États membres sera nécessaire.

Pour le deuxième jour de ce sommet spécial consacré au coronavirus, ce vendredi, trois tables rondes doivent passer en revue la réactivité des agences onusiennes, la vaccination et la reconstruction en temps post-Covid-19.

À lire aussi : 140 chefs d'État pour un sommet spécial de l'ONU sur le Covid-19 et ses vaccins

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