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À la Une: une cyberattaque contre le gouvernement américain

© REUTERS/Kacper Pempel/Illustration
5 mn

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Selon la presse, il s’agit de hackers liés aux services secrets russes. Le Washington Post est affirmatif et titre sur les « pirates du gouvernement russe » qui auraient lancé une vaste campagne de cyberattaque contre deux ministères, celui des Finances et celui du Commerce. Une campagne qui dure depuis des mois, selon le journal qui s’appuie sur des sources au sein du gouvernement américain qui souhaitent garder l’anonymat.  

Toujours d’après le Washington Post, il s’agit d’un groupe surnommé ATP29. Il fait partie des services de renseignements russes. Le journal affirme que ce groupe était déjà derrière les attaques qui visaient la candidate démocrate Hillary Clinton lors de la campagne présidentielle de 2016. Cette fois-ci, les pirates informatiques auraient eu accès, parfois depuis plusieurs mois, au courrier interne du département du Trésor et de l'administration nationale des télécommunications. Ils auraient aussi essayé d’obtenir des informations sur la recherche d’un vaccin contre le coronavirus. 

À lire aussi : La Russie est-elle derrière la dernière cyberattaque visant des ministères américains ?

Et comment réagit la Maison Blanche ?

Avec un commentaire très lapidaire : « Nous sommes au courant des informations et nous faisons le nécessaire pour identifier et résoudre tout problème potentiel lié à cette situation », a déclaré un porte-parole du Conseil de sécurité nationale. C’est à lire sur le site d’information The Hill qui souligne aussi que cette affaire survient alors que l'Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA) a changé de direction. Il y plus de trois semaines, le président Donald Trump a licencié le chef de la CISA, Chris Krebs, car il contredisait ses allégations de fraude électorale.

Trump tire profit de sa stratégie du déni 

Le président sortant continue de parler de fraudes, estimant que les élections lui ont été « volées ». Alors que le collège électoral se réunit aujourd’hui pour formaliser la victoire de Joe Biden, cette stratégie du déni s’avère toutefois payante pour Donald Trump. D’après le Washington Post, en se présentant comme une victime, il a renforcé l’emprise sur le parti républicain et soudé une nouvelle fois sa base électorale. Selon un sondage de la chaine CBS, 82% des électeurs de Donald Trump estiment que Joe Biden n’est pas un président légitime. Le président qui doit quitter la Maison Blanche dans un peu plus d’un mois regarde déjà vers 2024, d’après le site de NBC News. Fort de sa base électorale chauffée à blanc contre Joe Biden, Donald Trump envisage d’organiser un rassemblement électoral le 20 janvier, jour de l’investiture de son successeur. Un rassemblement qui doit lancer sa campagne de réélection pour 2024.

À écouter aussi : États-Unis : la victoire de Joe Biden confirmée par les grands électeurs

Une ONG suédoise quitte le Nicaragua 

L’ONG We Effect a décidé de quitter le pays après 35 ans d’activité. En cause : une nouvelle loi sur les « agents étrangers ». C’est une loi qui oblige les personnes et les organismes qui reçoivent des financements extérieurs de s'enregistrer avant le 14 janvier prochain comme « agents étrangers » auprès du ministère de l'Intérieur. Ils doivent aussi régulièrement rendre compte de leurs activités au gouvernement nicaraguayen. Pour l’ONG We Effect qui développe des projets destinés à réduire la pauvreté dans les zones rurales du pays, cette loi «est un autre exemple que l’espace démocratique se réduit dans le monde».

C’est à lire dans La Prensa. Selon la directrice de l’ONG, citée par le journal, cette nouvelle mesure rend tout travail indépendant impossible. L’organisation fermera ses bureaux et quittera le pays immédiatement. D’après un responsable d’une ONG locale interdite par le gouvernement Ortega, la décision de We Effect n’est que le début. Cette loi sur les agents étrangers provoquera sans doute d’autres départs d’ONG internationale.

Pour les Brésiliens, Jair Bolsonaro n’est pas responsable des morts liés au Covid-19 

Le Brésil approche des 200 000 morts liés au Covid-19. Mais selon une majorité de Brésiliens, ce n’est pas la faute du président Jair Bolsonaro qui pourtant a tout fait pour minimiser la pandémie. Selon un sondage de Folha de Sao Paulo, la popularité du président se maintient à un niveau élevé, à 37%. Selon le journal, cela s’explique pour une partie par les aides du gouvernement à ceux qui souffrent le plus à cause de la pandémie. Le président d’extrême droite qui défendait toujours l’économie avant les mesures de restrictions sanitaires peut notamment compter sur un soutien croissant de la population du nord-est, une région où le cœur bat traditionnellement pour les partis de gauche.

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