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États-Unis: avant de quitter la présidence, Donald Trump n'en finit plus de gracier

Donald Trump et Paul Manafort, à Cleveland, lors de la campagne de 2016 (Photo d'illustration).
Donald Trump et Paul Manafort, à Cleveland, lors de la campagne de 2016 (Photo d'illustration). © Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Aux États-Unis, les jours passent et se ressemblent à la Maison Blanche. Après l’annonce mardi dernier des grâces présidentielles accordées à une quinzaine de personnes et des mesures de clémences pour d’autres, ce mercredi 23 décembre, Donald Trump a décidé de s’attaquer à son cercle proche en rendant publique une liste de près de 30 personnes à qui il a décidé d’accorder le pardon suprême. 

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Il s'agit de la deuxième salve de pardon accordée en deux jours. Et la liste des personnes qui bénéficient de cette grâce présidentielle a de quoi interroger. On y retrouve notamment Roger Stone, ami de toujours de Donald Trump et ancien conseiller du président, Paul Manafort, ancien directeur de campagne en 2016 ou encore Charles Kushner, le père de son gendre, coupable de fraude fiscale.

Les deux premiers ont un point commun: ils n'ont jamais coopéré avec les enquêteurs pour protéger le milliardaire républicain dans l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016, a rappelé l'élu démocrate Adam Schiff, président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants. Deux autres proches, Michael Cohen et son ex-directeur adjoint de campagne, Rick Gates, qui ont tous deux collaboré avec la justice, n'ont eux pas été graciés par le président qui doit quitter la Maison Blanche le 20 janvier. Le procureur spécial Robert Mueller, qui n'a pas trouvé de preuve de coopération criminelle entre la Russie et l'équipe de campagne du milliardaire, s'est abstenu de tout commentaire sur ces mesures de grâce.

Gracier un cercle encore plus proche

Les grâces concernent un cercle très proche de Donald Trump à qui il a décidé de rendre sa justice, estime le New York Times, très critique à l’égard des manœuvres du président sortant. Au total, 26 personnes vont bénéficier de la clémence présidentielle. La liste sera dévoilée après le départ du président pour sa résidence privée en Floride.

Accusé d’abuser de son pouvoir d’accorder des grâces, Donald Trump ne devrait pas en rester là. Selon la presse américaine, il envisagerait de gracier un cercle encore plus proche, sa fille Ivanka et son mari Jared Kushner notamment. Un auto-pardon serait même envisagé, même si la question de sa légalité se pose. En agissant de la sorte, Donald Trump rappelle à ceux qui l'avaient oublié qu’il est encore le président des États-Unis.

Une arme à double tranchant

Mais la grâce est une arme à double tranchant selon Timothy Snyder, professeur de droit de l'université de Yale, cité par l'Agence France Presse : elle implique que les personnes qui en bénéficient étaient bien coupables. La Cour suprême des Etats-Unis a en effet conclu dans un jugement de 1915 qu'une grâce présidentielle comportait une « imputation de culpabilité » et qu'une acceptation de grâce constituait une « confession ».

► À lire aussi : États-Unis: pour la fin de son mandat, Donald Trump gracie à tour de bras

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