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Le Mexique offre l'asile politique à Julian Assange

Mexico, le 4 janvier 2020: manifestation en soutien au fondateur de WikiLeaks, alors que la justice britannique doit décider de l'extradition ou non de Julian Assange aux États-Unis. Le président mexicain Manuel López Obrador lui offre l'asile politique.
Mexico, le 4 janvier 2020: manifestation en soutien au fondateur de WikiLeaks, alors que la justice britannique doit décider de l'extradition ou non de Julian Assange aux États-Unis. Le président mexicain Manuel López Obrador lui offre l'asile politique. REUTERS - LUIS CORTES
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Dans la foulée de l’annonce de la justice britannique de ne pas extrader Julian Assange aux États-Unis, le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a tendu la main au fondateur de WikiLeaks en lui offrant l’asile politique. Le Mexique garantirait sa protection et s’assurerait qu’en sa qualité de réfugié, Assange n’interviendrait dans les affaires politiques d’aucun pays. Mais la presse mexicaine voit dans cette offre une manœuvre problématique à bien des égards.

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Avec notre correspondante à Mexico, Emmanuelle Steels

Le président López Obrador venait à peine de formuler sa proposition, ce lundi 4 janvier, que la presse mexicaine considérait déjà Julian Assange comme un réfugié encombrant. Si le Mexique offre l’asile au fondateur de WikiLeaks, la relation avec le futur gouvernement de Joe Biden pourrait se froisser prématurément.

Mais López Obrador, lui, assure défendre la longue tradition d’accueil des réfugiés politiques entretenue par le Mexique. Il affirme vouloir protéger un journaliste victime d’un système autoritaire. Et il a qualifié le rejet de l’extradition d’Assange de « triomphe de la justice ».

Réglement de comptes et diversion

Les fuites de WikiLeaks avaient montré que, dès 2006, Washington ne voyait pas d’un bon œil la popularité de López Obrador et ses chances de parvenir un jour au pouvoir. Les commentateurs mexicains voient donc dans l’offre du président l’occasion de régler de vieux comptes, mais aussi une manœuvre pour détourner l’attention de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus.

Pour la presse, il est ironique que López Obrador se présente soudainement en défenseur des journalistes alors que, l’an dernier, le Mexique était le pays où le plus grand nombre de reporters étaient assassinés. 

► À écouter : Quel avenir pour Julian Assange ?

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