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Mike Pence refuse d'invoquer le 25e amendement pour démettre Donald Trump du pouvoir

Donald Trump devant une partie du mur de séparation avec le Mexique lors de son passage à Alamo le 12 janvier 2021.
Donald Trump devant une partie du mur de séparation avec le Mexique lors de son passage à Alamo le 12 janvier 2021. AP - Alex Brandon
Texte par : RFI Suivre
6 mn

La nouvelle procédure de destitution contre Donald Trump sera lancée, ce mercredi 13 janvier, devant la Chambre des représentants. Le président est accusé d’incitation à l’insurrection suite à l’invasion du Capitole mercredi dernier par ses partisans. Ce mardi, les élus de la Chambre ont voté une résolution qui demande au vice-président d’invoquer le 25e amendement pour tenter d’obtenir le départ de Donald Trump. Mais Mike Pence a opposé une fin de non-recevoir.

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Mike Pence a écrit à Nancy Pelosi avant même le vote de la résolution par la Chambre pour signifier à la cheffe de la majorité démocrate qu’il ne répondrait pas à la requête des élus démocrates, rapporte notre correspondante à Washington, Anne Corpet. « Le 25e amendement n’est pas un moyen de punition, écrit Mike Pence. Je ne pense pas que l’invoquer soit dans l’intérêt de notre nation ou conforme à la Constitution. » Ce refus du vice-président va donc conduire les démocrates à passer directement à l’étape suivante, c’est-à-dire le lancement d’une procédure de destitution. L’acte d’accusation comprend un unique article : Donald Trump est accusé d’incitation à la violence.

Sous le choc après la brutale invasion du Capitole, de plus en plus d’élus républicains ont pris leurs distances avec le président, et certains ont déjà annoncé leur intention de voter en faveur de sa mise en accusation. C’est le cas notamment de Liz Cheney, numéro trois du Parti républicain au Congrès. Selon le New York Times, même Mitch McConnell, le puissant chef de la majorité au Sénat, soutiendrait cette procédure en destitution. Donald Trump est de plus en plus isolé et il devrait être ce soir le premier président de l’histoire américaine à avoir été mis deux fois formellement en accusation par les représentants du Congrès

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Donald Trump a néanmoins jugé ce mardi qu'il n'y avait aucune chance qu'il soit démis de ses fonctions et a appelé au calme lors de sa première sortie depuis les violences de ses partisans au Capitole qui ont ébranlé l'Amérique. « Le 25e amendement ne représente aucun risque pour moi », a-t-il déclaré depuis Alamo, au Texas, évoquant l'appel des démocrates au vice-président Mike Pence à le déclarer inapte à exercer sa fonction. 

« Le temps de l'apaisement est venu pour notre pays, le temps de la paix et du calme », a lancé le président américain dans un discours à la tonalité contrastant singulièrement avec celui, très agressif, prononcé le 6 janvier devant ses sympathisants juste avant l'assaut du Capitole.

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« Cette procédure de destitution bidon n'est qu'un nouveau chapitre de la chasse aux sorcières la plus vicieuse de l'histoire de notre pays. Elle provoque une énorme colère, de la division, de la douleur... Beaucoup plus profondément que ce que la plupart des gens s'imaginent. C'est très dangereux pour les États-Unis, en particulier maintenant, alors que nous traversons une période très sensible », a prévenu le président sortant.

Dans la tourmente à huit jours de la fin de son mandat, il a refusé de reconnaître la moindre responsabilité dans l'assaut contre le Capitole, jugeant que son discours avait été « tout à fait convenable ». Donald Trump s'est également montré nettement plus sévère au sujet des événements de la semaine précédente. « Comme je l'ai dit tout au long de mon mandat, a-t-il ajouté, nous avons pour principe de respecter l'histoire et les traditions américaines, pas de nous asseoir dessus. Nous croyons en l'État de droit, pas à la violence, ni aux émeutes. »

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