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Ford ferme ses usines au Brésil, 5000 licenciements prévus

500 employés de Ford manifestaient sur le site de Taubaté, près de Sao Paulo (sud-est), le 12 janvier 2021.
500 employés de Ford manifestaient sur le site de Taubaté, près de Sao Paulo (sud-est), le 12 janvier 2021. REUTERS - STRINGER
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Brésil, la décision de Ford de plier bagage et de fermer ses trois usines suscite beaucoup de réactions. Les ouvriers ont manifesté contre les 5 000 licenciements prévus. Et le gouverneur de Bahia met en garde contre les effets de la désindustrialisation dans la plus grande économie d’Amérique latine. 

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Le Brésil est en train de se transformer en grande fazenda, affirme Rui Costa. Le gouverneur de l’État de Bahia, où Ford va fermer l’une de ses trois usines au Brésil, affirme que le pays perd ses industries et devient « une grande ferme agricole », rapporte le correspondant de RFI à São Paulo, Martin Bernard. Le géant latino-américain figure en effet parmi les plus grands producteurs et exportateurs de céréales, de viande et de café, mais son industrie automobile n’est guère compétitive. Il dépendrait de plus en plus des matières premières, dont les cours sont volatiles et dépendent des marchés internationaux.

Passe d'armes entre Jaïr Bolsonaro et Ford

Avant de mettre un terme à cent ans de présence au Brésil, le constructeur américain a affirmé ne plus être en mesure d’accumuler des pertes. Dans un communiqué publié lundi 11 janvier, Ford a invoqué la pandémie de Covid-19, « qui n'a fait qu'augmenter la capacité de production inutilisée ».

Faux, répond le président Bolsonaro. « Ford exige en fait des subventions », dit-il. Pas question de leur en donner davantage... Le président de la chambre des députés, Rodrigo Maia, a affirmé lundi que « la fermeture des usines de Ford (était) une démonstration du manque de crédibilité du gouvernement brésilien ».

Des milliers d'emplois menacés

Plusieurs milliers de manifestants ont protesté, devant l'usine de Camaçari, dans l’État de Bahia mais également sur le site de Taubaté, près de São Paulo. Ces fermetures devraient entraîner près de 5 000 licenciements au Brésil. Pour tenter de trouver un repreneur aux usines de Ford, les autorités brésiliennes se tournent à présent… vers la Chine.

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