À la Une : Donald Trump «impeached»

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, tient l'article de mise en accusation contre le président Donald Trump après l'avoir signé, le mercredi 13 janvier 2021, à Washington. Elle sera transmise au Sénat pour un procès à Capitol Hill.
La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, tient l'article de mise en accusation contre le président Donald Trump après l'avoir signé, le mercredi 13 janvier 2021, à Washington. Elle sera transmise au Sénat pour un procès à Capitol Hill. © AP Photo / Alex Brandon
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Donald Trump est donc devenu le premier président à être mis en accusation pour la seconde fois au Congrès. Et cela fait les gros titres de la presse ce matin. Les Unes des journaux se ressemblent beaucoup : « Trump impeached », peut-on lire sur la manchette du Wall Street Journal. « Impeached », titre sobrement le New York Times. Seul le New York Post se distingue en titrant sur « Bunker Hill », un jeu de mot avec « Capitol Hill », le Capitole qui s’est transformé en bunker, selon le journal. Sur sa Une, elle publie la photo des soldats qui se reposent dans l’enceinte du Congrès.

Les éditorialistes en faveur de la destitution de Donald Trump

« Destituer le président est un acte de reconnaissance envers la démocratie », écrit le San Antonio Express News. « Il s’agit certes de condamner Donald Trump pour incitation à l’insurrection », poursuit le journal texan. Mais au-delà de ça, une destitution serait une sanction adéquate pour un président qui n’a montré aucun sens des responsabilités pour ses mots et ses actions. Donald Trump et ses entreprises sont déjà tombés en disgrâce auprès des décideurs du monde économique et financier. Il faut que ces condamnations soient complétées par les législateurs, estime le San Antonio Express News.

Même la presse conservatrice soutient la mise en accusation de Donald Trump. « Tout au long de sa carrière, le président a pu esquiver les conséquences de son comportement. Aujourd’hui, il est temps qu’il soit puni », écrit le National Review, demandant au chef des républicains au Sénat, Mitch McConnel, de programmer une session d’urgence. « Il faut agir vite », écrit le magazine. « Après, tout rien n’empêche les sénateurs de retourner à Washington et de se saisir de ce dossier ». Selon le National Review, l’assaut du Capitole marquera l’histoire du pays autant que l’attaque du World Trade Center ou de Pearl Habor. « Les trois représentaient finalement une menace pour la démocratie », conclut le National Review.

 À écouter aussi : L’impeachment vu de Philadelphie

La crainte de nouvelles actions violentes des groupes d’extrême droite

En attendant la suite de la procédure d’impeachment, Washington se prépare à l’investiture de Joe Biden, mercredi 20 janvier, avec notamment la crainte de nouvelles violences venant des groupes d’extrême droite.

Certains membres de groupes radicaux avaient participé à l’assaut du Capitole le 6 janvier. Selon le New York Times, le FBI a mis en garde les responsables de la police dans les États fédérés contre des actions de ces groupes d’extrême droite.

L’assaut du Capitole pourrait les inciter à commettre de nouveaux actes de violence, d’autant qu’une adepte du mouvement conspirationniste QAnon a été tuée par un policier lors de l’attaque sur le Parlement. Dans des échanges sur des réseaux sociaux, certains auraient demandé « justice » pour la mort de Ashli Babbitt, relève une note interne des autorités chargées de la sécurité intérieure.

Ce document, que le New York Times s’est procuré, cite plusieurs groupes susceptibles de déclencher des actions violentes. Parmi eux « Boogaloo », un mouvement d’extrême droite dont l’objectif est de déclencher une nouvelle guerre civile. Toujours selon cette note, ces « milices anti-gouvernementales et les extrémistes racistes représentent la plus grande menace terroriste domestique en 2021 ».

La vaccination au Brésil, un enjeu autant politique que sanitaire

La pandémie du Covid-19 qui continue effectivement à faire des ravages en Amérique latine, notamment au Brésil qui est le deuxième pays le plus touché par le coronavirus après les États-Unis. La campagne de vaccination y a pris du retard, elle pourrait commencer finalement la semaine prochaine.

Selon O Globo, un avion va partir ce jeudi du Brésil pour chercher 2 millions de doses du vaccin d’Oxford en Inde. Pour l’instant, il n’a pas encore reçu l’approbation des autorités sanitaires. Un autre vaccin commandé par le Brésil et développé par la Chine est lui aussi en cours d’approbation. Le gouvernement espère que la vaccination au niveau national pourra débuter la semaine prochaine. En fait, d’après O Globo, le président Jair Bolsonaro veut être le premier à commencer la vaccination, avant son potentiel rival pour la prochaine élection, le gouverneur de l’État de Sao Paulo Joao Doria, qui lui a prévu de la débuter dans sa région le 25 janvier prochain.

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