À la Une: la grâce présidentielle, une affaire lucrative pour les proches de Donald Trump

Donald Trump, le 12 janvier 2021, à la Maison Blanche, alors qu'il s'apprête à se rendre à la frontière mexicaine pour l'une de ses dernières visites présidentielles.
Donald Trump, le 12 janvier 2021, à la Maison Blanche, alors qu'il s'apprête à se rendre à la frontière mexicaine pour l'une de ses dernières visites présidentielles. REUTERS - KEVIN LAMARQUE
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Le président sortant se prépare à gracier ou réduire la peine de plus de 100 personnes dans les dernières heures de son mandat. Selon le Washington Post, cette décision pourrait être annoncée aujourd’hui ou demain. Des sources proches du président ont affirmé que Donald Trump s’était réuni hier en famille, avec sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner pour apporter les dernières touches à la liste des personnes à gracier. Toujours d’après le Washington Post, Donald Trump a été très préoccupé ces derniers jours : faut-il appliquer la grâce présidentielle à sa propre famille, ses enfants ainsi qu’à lui-même ? La chaîne de télévision CNN rapporte que le nom de Donald Trump ne figure pas sur la liste, qui comporterait ceux de plusieurs criminels financiers et de rappeurs.

Le pardon, c’est aussi un exercice très lucratif pour les alliés de Donald Trump qui ont reçu des dizaines de milliers de dollars pour permettre à certains d’avoir accès au président sortant. C’est à lire dans le New York Times. Le journal parle d’un véritable « marché de pardons et de grâce » qui s’est développé ces dernières semaines. Selon le quotidien, un ancien conseiller de la campagne de Donald Trump a reçu 50 000 dollars pour tenter d’obtenir la grâce présidentielle pour John Kiriakou, ex-agent de la CIA, condamné pour avoir illégalement divulgué des informations secret défense. Donald Trump, poursuit le New York Times, a toujours eu une approche peu orthodoxe de ce pouvoir présidentiel. En fait, il a utilisé les grâces pour remercier des proches ou des alliés politiques, sans que ces décisions aient été contrôlées par le ministère de la justice, comme c’est normalement l’usage.  

La Maison Blanche « responsable de l’échec de la lutte contre le Covid-19 »  

« Un an et plus de 400 000 morts : comment les États-Unis sont responsables de leur échec dans la gestion de cette crise », explique le New York Times. Le journal pointe la responsabilité de la Maison Blanche qui a refusé de mettre en place une stratégie nationale. Au lieu d’avoir une approche commune, les gouverneurs des États fédéraux ont été obligés de prendre des décisions, sous la pression des groupes de lobbying, des experts de santé et d’une population confrontée à beaucoup d’informations erronées concernant le Covid-19. Le New York Times met un coup de projecteur sur le comté de Los Angeles, l’une des régions les plus touchées par la pandémie. Toutes les sept minutes, un habitant de ce comté californien meurt du Covid-19. Alors que de nouvelles variantes du virus commencent à circuler dans cette région, les unités de soins intensifs affichent complet. Et le véritable taux d’infection pourrait être bien supérieur aux données officielles, écrit le New York Times. D’après le journal, un résident sur trois à Los Angeles aurait été contaminé par le Covid-19.

La nouvelle caravane des migrants honduriens

Le journal Prensa Libre parle dans son éditorial d’une « fuite dramatique » de Honduriens qui ont donc repris une nouvelle fois la route pour atteindre la frontière mexicaine. Mais les forces de l’ordre guatémaltèques les ont empêchés d’avancer, ce qui a conduit à une « triste confrontation entre habitants d’Amérique Centrale, entre ceux qui veulent fuir la pauvreté et ceux qui obéissent aux ordres de leurs supérieurs. »

L’origine de la migration des Honduriens, hommes, femmes et enfants, n’a pas changé : une vie précaire sans perspective d’emploi stable. Une situation qui s’est encore aggravée avec la pandémie et le passage dévastateur des ouragans Eta et Lota. Le journal rappelle que la migration est un droit mais le choix de partir en caravane, en pleine pandémie, représente un risque. Prensa Libre conclue son édito en appelant les policiers à faire un usage proportionné de la force.

Le Brésil vient de lancer sa campagne de vaccination.

Le Brésil est donc devenu le 52ème pays dans le monde à débuter la vaccination contre le Covid-19, écrit la Folha de Sao Paulo. En Une du journal, la photo de Monica Calazens, infirmière noire à Sao Paulo, la première Brésilienne à recevoir le vaccin Coronavac. Parmi les personnes à avoir reçu une injection en priorité se trouve aussi l’Amérindienne Kaibe Vanuso Costa Santos. Commentaire du gouverneur de Sao Paulo qui avait avancé le début de la campagne de vaccination d’une semaine : « c’est le triomphe de la vie contre les négationnistes ». Une phrase destinée à l’adresse du président Jair Bolsonaro, qui a depuis le début de la pandémie minimisé ses conséquences, qualifiant le virus de « grippette ».

D’après le journal O Globo, le gouvernement fédéral était au courant de la situation dramatique que vit la ville de Manaus, en Amazonie, où les patients Covid meurent asphyxiés, faute d’oxygène. Il a été prévenu 10 jours avant l’effondrement total du système de santé de cette ville, écrit O Globo

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