Ottawa défend la poursuite du projet d'oléoduc Keystone XL

Zone de stockage des tuyaux du projet d'oléoduc Keystone XL à Gascoyne, Dakota du Nord, photographié le 14 novembre 2014 (image d'illustration).
Zone de stockage des tuyaux du projet d'oléoduc Keystone XL à Gascoyne, Dakota du Nord, photographié le 14 novembre 2014 (image d'illustration). REUTERS/Andrew Cullen
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Selon des informations qui ont filtré dans les médias, le président élu Joe Bidden compte annuler la construction du « pipe-line » Keystone XL dès le début de son mandat. Cet oléoduc, évalué à cinq milliards d’euros devait permettre d’exporter le pétrole canadien de l’Ouest vers les raffineries américaines. Le chef du parti démocrate avait pris l’engagement durant la campagne électorale de mettre fin à ce projet en conformité avec ses orientations en faveur du climat.  

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Avec notre correspondante au Canada, Pascale Guéricolas

Au Canada, les groupes écologistes saluent cette décision d'annulation de Keystone XL. Mais elle ne fait pas l’affaire du gouvernement, ni de la région pétrolière concernée. Ainsi, le ministre canadien des Ressources naturelles défend le projet puisqu’il permettra, souligne-t-il, de créer des emplois bien payés de chaque côté de la frontière.

Une question de survie

Autre argument, les gaz à effet de serre générés par la production de sables bitumineux en Alberta, le point de départ de l’oléoduc, ont baissé d’un tiers depuis 2000. Pour cette province, largement dépendante des ressources naturelles, l’exportation vers les États-Unis de son pétrole est une question de survie. Actuellement, sa rentabilité laisse à désirer car peu d’acheteurs y ont accès.

Menace de poursuites judiciaires

Voilà pourquoi le gouvernement local a déjà investi près de 900 millions d’euros dans le pipe-line en construisant des stations de pompage et des réseaux de canalisation. Le premier ministre d’Alberta menace d’ailleurs les États-Unis de poursuites judiciaires s’ils refusent de maintenir cet investissement autorisé par Donald Trump en 2019. Auparavant, Barack Obama avait rejeté le projet d’oléoduc. Un certain Joe Biden assurait alors la vice-présidence.

À lire aussi : Joe Biden va-t-il se précipiter pour enterrer le projet d’oléoduc Keystone XL?

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