États-Unis: les dernières grâces de Donald Trump avant son départ

Steve Bannon (à droite) et Donald Trump, en 2017. (Image d'illustration)
Steve Bannon (à droite) et Donald Trump, en 2017. (Image d'illustration) REUTERS/Carlos Barria
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Donald Trump organise un dernier baroud d’honneur avant son départ de la Maison Blanche et la fin de son mandat ce mercredi 20 janvier. Le président sortant a annoncé de nouvelles grâces, 73 au total, après deux premières salves qui avaient déjà fait couler beaucoup d’encre outre-Atlantique ; la liste des personnes concernées par cette dernière salve risque de faire les gros titres. Un nom en particulier retient l’attention, celui de Steve Bannon, un des artisans de la victoire de Donald Trump en 2016, qui fut également conseiller stratégique du président avant de tomber en disgrâce.

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La décision de gracier Steve Bannon aurait été prise à la dernière minute, suite à une conversation téléphonique avec Donald Trump. Accusé d'avoir détourné des fonds qui étaient destinés à la construction du fameux mur à la frontière avec le Mexique, le gourou des ultra-conservateurs américains n’a pas encore été jugé.

Annulation des charges ?

Mais, désormais, en cas de condamnation, cette grâce présidentielle annulerait les charges portées contre lui, selon le New York Times. Parmi les autres personnes visées figure notamment Elliot Broidy, ancien collecteur de fonds lors de la campagne de Donald Trump en 2016, qui faisait l’objet de poursuites pour une campagne de lobbying illégale.

Pas d'auto-amnistie

Ces grâces visent principalement des proches et des collaborateurs du président sortant pris au piège dans des affaires de corruption et d'autres problèmes judiciaires, selon la presse américaine. Ne figurent sur cette liste ni Ivanka, ni Jared Kushner, la fille et le gendre de Donald Trump, ni le président sortant lui-même, alors que les rumeurs allaient bon train concernant une éventuelle auto-amnistie. En plus des 73 grâces accordées, Donald Trump a également décidé de commuer les peines de 70 autres personnes. Un pied de nez en quelque sorte à un système judiciaire que Donald Trump a toujours dénoncé.

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