Colombie: montée des contaminations au Covid-19 et un vaccin qui se fait attendre

Bogota, Colombie, le 29 décembre 2020 : des Colombiens font la queue pour être testés pendant la pandémie de Covid-19.
Bogota, Colombie, le 29 décembre 2020 : des Colombiens font la queue pour être testés pendant la pandémie de Covid-19. REUTERS - LUISA GONZALEZ
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Colombie, la barre des 50 000 décès par Covid-19 a été dépassée en début de semaine. Dans ce pays de 50 millions d’habitants, la deuxième vague de la pandémie n'a pas encore atteint son pic et la campagne de vaccination se fait attendre. Les autorités ne cachent pas leur inquiétude. 

Publicité

Cinquante mille décès, des hôpitaux sous pression et pas de vaccins... la crise sanitaire menace de tourner au drame en Colombie.  La hausse des contaminations enregistrée depuis les fêtes et les vacances de fin d'année a amené les autorités à imposer des restrictions de déplacement dans une douzaine de départements. 

A Bogota, le taux d’occupation des unités des soins intensifs dépasse les 93%, rapporte notre correspondante, Marie-Eve Detœuf. Depuis le début du mois, la capitale est partiellement confinée en semaine, totalement le week-end, comme dans plusieurs autres grandes villes où les maires ont imposé aussi un confinement strict cette fin de semaine. Un couvre-feu a été instauré à partir de 20 heures.

Mais « les morts vont continuer à augmenter ». C’est ce qu’a déclaré lundi le président Ivan Duque qui est tous les soirs à la télévision depuis le début de la pandémie. L’objectif, a dit le chef de l’Etat, est maintenant d’empêcher une croissance exponentielle des cas de Covid-19.

Mi-décembre, Ivan Duque avait annoncé l’arrivée de 40 millions de doses de vaccins et promis que la campagne de vaccination commencerait en janvier. Le gouvernement parle maintenant des « premiers mois » de 2021.

Ce retard dans les livraisons et l’opacité des contrats signés avec les entreprises pharmaceutiques alimentent le malaise et la colère des Colombiens. 

Le gouvernement avait imposé le 25 mars dernier un confinement général, prolongé pendant plus de cinq mois. Mais face à la dégradation de la situation économique, il l'avait émaillé d'exceptions pour certains secteurs d'activité, puis levé le 1er septembre. Les événements publics sont restés toutefois interdits et le port du masque est obligatoire.

et avec AFP

 

 

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail