À la Une: États-Unis, Donald Trump a-t-il comploté?

Jeffrey Rosen, l'ancien ministre par intérim de la Justice de Donald Trump.
Jeffrey Rosen, l'ancien ministre par intérim de la Justice de Donald Trump. © AFP

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Une nouvelle polémique fait la Une aux États-Unis suite aux révélations du New York Times. Selon le journal, Donald Trump aurait comploté pour tenter d’évincer son ministre de la Justice dans le but d’empêcher la certification des résultats de l’élection présidentielle. Une affaire qui fait l’objet de l’éditorial du jour du Washington Post. Le quotidien revient sur un épisode qui aurait pu se transformer en cauchemar pour le pays selon lui, si d’aventure Donald Trump était parvenu à ses fins.

Les faits se seraient déroulés entre décembre et début janvier. Il était question de remplacer Jeffrey Rosen, le ministre par intérim de la Justice, par un certain Jeffrey Clark, alors chef par intérim de la division civile du ministère de la Justice. Ce dernier était réceptif aux arguments du président qui estimait être victime de fraudes lors de cette élection et Jeffery Clark, en cas de nomination, aurait demander l’annulation des résultats dans certains États, dont la Géorgie. Une fois la nouvelle connue, les hauts responsables du ministère auraient tous annoncé qu’ils remettraient leur démission si d’aventure Jeffrey Clark était nommé, ce qui aurait dissuadé le président selon le Washington Post.

Des révélations qui ont entraîné l’ouverture d’une enquête, selon le New York Times puisqu’une enquête administrative a été ouverte ce lundi par l’inspecteur général du ministère de la Justice Michaël Horowitz. Et ce n’est pas la seule en cours, une autre enquête menée par le comité judiciaire du Sénat a également été lancée, précise le quotidien. Jeffrey Clark, lui, se défend dans la presse. Il dit avoir agi  « dans le cadre de la loi » et ses propos auraient été déformés par le New York Times.

Les alliés de Trump font pression sur les sénateurs républicains

Maintenant que le procès est officiellement lancé, les pressions se multiplient sur les sénateurs républicains pour qu’ils ne votent pas en faveur d’une destitution, selon The Hill. Les alliés de Donald Trump mènent « une campagne de pression intense ». Le message distillé aux sénateurs hésitants du parti républicain, d'après le quotidien, est que quiconque vote pour condamner Trump fera face à un défi de taille lors des prochaines primaires, ce qui pourrait marquer la fin de leur carrière politique. Rob Portman, sénateur républicain de l’Ohio, a ainsi annoncé qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat, ce qui lui permettra de participer au procès sans penser à une éventuelle campagne de réélection l'année prochaine, précise Politico. Donald Trump et ses alliés craignent une fronde au sein du parti conservateur, d’où ces menaces, bien qu’il semble peu probable que 17 des 50 sénateurs républicains fassent défection.

Le président vénézuélien lance une invitation à l’Union européenne

Nicolas Maduro, dont la présidence n’est pas reconnue par une cinquantaine de pays dont une grande partie de pays de l’Union européenne, a invité des observateurs de l’UE à assister aux prochaines élections qui doivent être organisées cette année. Il s’agit des élections des gouverneurs, précise le quotidien 2001. Selon le président vénézuélien, une invitation officielle devrait être envoyée une fois la date du scrutin fixée par la nouvelle Assemblée nationale. Une annonce qui intervient au moment même où des divergences apparaissent entre l’opposition vénézuélienne et l’Union européenne, détaille Ultimas Noticias, quotidien proche du pouvoir. Toujours selon le journal, les 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union ne reconnaîtraient désormais plus Juan Guaido comme étant le président par intérim.

Enquête pour négligence à l’encontre du ministre brésilien de la Santé

Eduardo Pazuello est-il responsable de l’effondrement du système sanitaire ? C’est la question que se pose l’un des juges de la Cour suprême brésilienne, Ricardo Lewandowski, qui a annoncé ce lundi l’ouverture d’une enquête, détaille le quotidien O Dia. Ce sont notamment les défaillances en matière d’approvisionnement en oxygène, qu’il a fallu finalement importer, qui sont pointées du doigt, précise le journal. Plusieurs ministres doivent être entendus, dont le ministre de la Santé, mais pour l’instant aucune date n’a été avancée d'après G1. Selon le procureur général l’attitude négligente d’Eduardo Pazuello pourrait avoir entraîné la mort d’une centaine de personnes par asphyxie.

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