À la Une: Impeachment, les sénateurs républicains soutiennent Donald Trump

Le chef des républicains au Sénat américain, Mitch McConnell s'adresse aux journalistes après le déjeuner politique hebdomadaire au Capitole à Washington, le 26 janvier 2021.
Le chef des républicains au Sénat américain, Mitch McConnell s'adresse aux journalistes après le déjeuner politique hebdomadaire au Capitole à Washington, le 26 janvier 2021. REUTERS - JONATHAN ERNST
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L’opposition des sénateurs républicains à la destitution de Donald Trump est largement commentée dans la presse. « Les républicains serrent les rangs derrière Donald Trump », titre le Washington Post. Le vote de mardi soir montre clairement que les sénateurs souhaitent rejeter une seconde fois la demande de destitution, écrit le site d’information The Hill. Le Washington Post critique l’attitude des élus conservateurs. « Etant donné ce qui s’est passé il y a trois semaines lors de l’attaque du Capitole, on aurait pu penser qu’une majorité des sénateurs qui ont dû être évacués du bâtiment pris d’assaut par des centaines de manifestants pro-Trump, auraient été en faveur de la destitution de l’ancien président », écrit le journal. « Après tout, cela aurait pu être bien pire, avec la mort d’un parlementaire par exemple ».

L’attitude des sénateurs reflète celle de la base du parti

Selon un sondage cité par le Washington Post, un tiers des sympathisants républicains ne trouve pas que Donald Trump a « incité à l’insurrection » comme le stipule l’acte d’accusation. Et seulement 10% estiment qu’il mérite d’être destitué. Une tendance qui se poursuit également au niveau local du parti républicain où l’attachement à Donald Trump reste fort.

Le site d’information VOX cite l’exemple du parti républicain de l’État de l’Oregon qui a officiellement condamné les dix élus conservateurs qui avaient voté en faveur de la destitution à la Chambre des représentants. Autre exemple : le parti républicain d’Arizona, pour sa part, a vivement critiqué le gouverneur -républicain- de l’État pour son attitude « dictatoriale » parce qu’il avait décrété des confinements locaux. D’après VOX, cela montre que le parti continue d’embrasser des idées de plus en plus extrémistes, des positions qui sont désormais solidement ancrées non seulement à Washington mais aussi dans les États.

Au Québec, le couvre-feu suspendu pour les sans-abri

Le journal La Presse parle d’un « soupir de soulagement dans le milieu de l’itinérance ». Selon la juge Chantal Masse, qui a approuvé la demande d’un sursis du couvre-feu pour les sans-abris, ces derniers subissent un « préjudice irréparable » avec cette mesure. Dans sa décision, citée par le journal Le Devoir, la juge rappelle aussi que le couvre-feu concerne environ 3 000 sans-abris, « un nombre infime par rapport au reste de la population », mais « que leur vie, leur sécurité et leur santé…sont mises en péril par l’application de cette mesure ». La mairesse de Montréal s’est aussi montrée soulagée. « Cette décision va faciliter la vie des personnes en situation d’itinérance et des intervenants sur le terrain qui leur viennent en appui », a-t-elle déclaré sur Twitter.

Le variant brésilien dépisté à Sao Paulo

Les conséquences sanitaires et politiques causées par la pandémie dominent aussi les Unes de la presse brésilienne. Pour la première fois, le variant brésilien du Covid, apparu il y a quelques semaines dans l’État d’Amazonas, a été dépisté à Sao Paulo. C’est à la Une du site d’information G1 selon lequel trois cas ont été détectés. Ce variant est, d’après des experts, responsable de l’augmentation fulgurante des contaminations dans la ville amazonienne de Manaus. Des scientifiques demandent à présent des mesures de protection dans les aéroports.

Autre titre dans la presse brésilienne, un médecin qui perd patience face à la divulgation des fausses informations sur la vaccination. Sa réaction fait le buzz au Brésil. Le virologue Mauricio Lacerda s’était énervé sur Facebook contre un internaute qui avait écrit que deux personnes étaient mortes après leur vaccination contre le Covid-19. Le gros mot qu’il a utilisé dans sa réaction a été beaucoup partagé. Le médecin s’est toutefois justifié. « La coupe était pleine », a-t-il expliqué au site d’information UOL. « Je n’en peux plus de ce déni de la science et de la pandémie ». Mauricio Lacerda estime qu’il doit affronter deux pandémies, celle du virus et celle des fake news.  

Le Pérou a commencé à bloquer la rentrée de migrants vénézuéliens

C’est à la Une du journal El National. Hier mardi, l’armée péruvienne a mobilisé plus de 1 200 soldats à la frontière équatorienne dans l’objectif d’empêcher l’entrée de Vénézuéliens sans papiers. Selon El National, une centaine de migrants en provenance du Venezuela traversent quotidiennement la frontière, soit pour rester au Pérou soit pour continuer vers le Chili ou l’Argentine. D’après le quotidien vénézuélien, l’opération militaire a été coordonnée avec l’Equateur.

 

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