Haïti: quatre policiers tués dans une opération antigang

Vendredi 12 mars, une opération a été menée dans un quartier de Port-au-Prince qui est contrôlé par un gang (image d'illustration).
Vendredi 12 mars, une opération a été menée dans un quartier de Port-au-Prince qui est contrôlé par un gang (image d'illustration). REUTERS/Andres Martinez Casares

En Haïti, l’insécurité fait rage. Les enlèvements contre rançon sont quotidiens dans la capitale et les forces de l’ordre ne semblent pas en mesure de faire face. Vendredi 12 mars, une opération a été menée dans un quartier de Port-au-Prince qui est contrôlé par un gang. Elle s’est soldée par un fiasco avec la mort de quatre policiers et la perte d’équipements.

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Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

Les rafales de tirs d’armes lourdes ont résonné pendant des heures vendredi matin dans le quartier de Village de Dieu. C’est une zone stratégique pour la lutte contre les enlèvements crapuleux, a rappelé le directeur général de la police Léon Charles lors de sa très brève prise de parole samedi midi : « L’opération d’hier était une phase décisive dans l’action que nous avons déjà menée contre ce phénomène parce que c’est l’un des endroits où ils gardent la majorité des gens qu’ils kidnappent. Dans cette opération, nous avons perdu quatre policiers. Huit autres sont blessés : cinq sont déjà sortis de l’hôpital, les trois autres sont dans un état stable. Et nous avons perdu du matériel qui est resté sur le théâtre des opérations. »

Le directeur de la police n’a fourni ni détails ni explications mais, sur les réseaux sociaux ont circulé dès vendredi midi les images des armes automatiques récupérées par les gangs et également une terrible vidéo sur laquelle on peut voir les corps sans vie de deux policiers trainés aux sols et frappés par des individus non identifiés. Sur les ondes des radios locales, les familles des agents tués ont imploré aussi bien les autorités, la police que les chefs de gangs de leur remettre les dépouilles de leurs proches pour qu’ils puissent les enterrer.

 

 

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