Présidentielle en Équateur: avant le second tour, passe d'armes sur le passé des candidats

Le candidat de la gauche bolivarienne Andres Arrauz s'est opposé au conservateur Guillermo Lasso le 21 mars, lors du débat télévisé en amont du second tour.
Le candidat de la gauche bolivarienne Andres Arrauz s'est opposé au conservateur Guillermo Lasso le 21 mars, lors du débat télévisé en amont du second tour. via REUTERS - National Electoral Council

Alors que la campagne électorale du deuxième tour a commencé le mardi 16 mars, les deux candidats à l'élection présidentielle équatorienne se sont opposés ce dimanche soir 21 mars lors d’un débat télévisé. Andrés Arauz, de l’alliance pro-Rafael Correa, UNES, et le conservateur Guillermo Lasso, de l’alliance de droite Creo, Parti Social-Chrétien, ont passé plus de temps à s’accuser qu'à développer leur programme électoral.

Publicité

De notre correspondant en Equateur, Éric Samson

Pour des hommes cherchant à incarner le futur de l’Équateur, les deux candidats présidentiels ont beaucoup parlé du passé. Guillermo Lasso a en particulier constamment rappelé à Andrès Arauz sa condition d’héritier politique de l’ex-président socialiste Rafael Correa et de ses dix ans de régime polémique.

« Andrés, arrête de mentir encore, a asséné Guillermo Lasso. Tu fais partie d’un projet politique qui est très habile pour inventer de fausses histoires destinées à ruiner la réputation de ses opposants. Toi, tu es resté muet pendant dix ans, pendant que le régime de ton mentor Rafael Correa violait les droits humains. »

« Retour à la société du privilège »

Andrès Arauz lui a constamment ramené Guillermo Lasso à sa condition d’ancien banquier et l’a présenté comme un homme politique privilégié passé de mode. « Nous avons vécu avec indignation le retour de la société du privilège, a-t-il pointé. Je fais partie d’une nouvelle génération de jeunes qui veulent renouveler la politique et laisser de côté ces figures caduques du passé qui font de la politique depuis 40 ans. »

Les deux candidats ont cherché à attirer le vote indigène et celui des sociaux-démocrates, dont les leaders ont pourtant annoncé leur intention de ne pas donner de consigne de vote pour le deuxième tour du 11 avril prochain.

►À lire aussi Équateur: le second tour de la présidentielle opposera Andrés Arauz et Guillermo Lasso

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail