Facebook, Twitter et Google pointés du doigt dans la propagation de fausses informations sur le vaccin

Sundar Pichai de Google, Mark Zuckerberg de Facebook et Jack Dorsey de Twitter se sont retrouvés dans la ligne de mire des démocrates et des républicains au Congrès.
Sundar Pichai de Google, Mark Zuckerberg de Facebook et Jack Dorsey de Twitter se sont retrouvés dans la ligne de mire des démocrates et des républicains au Congrès. Fabrice COFFRINI, ANDREW CABALLERO-REYNOLDS, Jim WATSON AFP/File

Les patrons de Facebook, Twitter et Google étaient auditionnés ce jeudi par une commission parlementaire américaine. C’est la quatrième fois que Mark Zuckerberg, qui a fondé Facebook, et Jack Dorsey de Twitter sont interrogés par les élus depuis juillet dernier. C’est un rare sujet de consensus politique : la responsabilité des grandes entreprises technologiques dans la propagation de fausses informations sur le vaccin contre le coronavirus fait l’unanimité chez les élus aussi bien démocrates que républicains.

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Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

Les contenus que vos sites propagent sont l’une des raisons majeures pour lesquelles les gens refusent de se vacciner, entame Mike Doyle, représentant démocrate de Pennsylvanie. Tour à tour, les élus étrillent les patrons de Facebook, Twitter et Google accusés de répandre des fausses nouvelles sur le vaccin, mais aussi sur le résultat des élections.

Mais les responsables d’entreprises esquivent les attaques et refusent toute idée de régulation de leurs contenus par les autorités. « Le système est imparfait mais c’est la meilleure approche que nous ayons trouvé conformément aux valeurs de notre pays, affirme Mark Zuckerberg, patron de Facebook. Il est impossible d’intercepter tout contenu indésirable sans porter atteinte à la liberté des citoyens d’une manière acceptable pour la société. »

Jack Dorsey, patron de Twitter va même plus loin : « Si on se réveille demain et qu’on demande au gouvernement de nous dire quel contenu retirer ou laisser, on pourra finir avec un service qui ne pourra plus questionner le gouvernement. C’est une réalité dans bien des pays aujourd’hui et c’est contre le droit des individus. »

Mais les élus n’en démordent pas. Ils promettent de légiférer pour tenter de limiter la propagation de fausses nouvelles sur les réseaux.

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