Vaccins anti-Covid-19: 180 pays de l'ONU en faveur d'un accès équitable

Une boite du vaccin AstraZeneca
Une boite du vaccin AstraZeneca © REUTERS

Après que le secrétaire général Antonio Guterres a appelé à l'élaboration d’un Plan mondial de vaccination le mois dernier, parlant d’un test « moral » pour la planète, les pays se sont prononcés quasiment à l’unanimité ce vendredi 26 mars à l’Assemblée générale de l’ONU pour plus d’équité dans la distribution des vaccins.

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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

Amal Mudallali, ambassadrice représentant le Liban à l’ONU, sait que les populations les moins aisées de son pays et autour du monde, ont un vrai risque d’attraper le Covid-19 avant même d’avoir la chance d’être vaccinés.

« Les études montrent que les pays à hauts revenus possèdent déjà plus de la moitié des doses achetées dans l’ensemble du monde, explique-t-elle à RFI. Et on estime qu’il n’y aura pas assez de doses de vaccins pour couvrir la population mondiale concernée au moins jusqu’en 2023, selon le Centre de l’innovation dans la santé de l’université Duke ». C'est un « test historique de notre humanité ».

Rapidement, elle a convaincu 180 pays et l’Union européenne de se prononcer pour l’équité dans la distribution des vaccins. Puis, en un mois à peine, ce sont 179 pays qui ont soutenu cette déclaration commune.

Risques de reprise de la pandémie

« Nous nous engageons ensemble, unis, pour déclarer les vaccins comme un bien public, mais aussi pour passer ce test historique de notre humanité. » Après le chaos des premières semaines de la pandémie à l’ONU, les pays tenaient à montrer cette unité, conscients que sans équité dans la distribution, les risques de reprise de la pandémie sont plus forts. Ils espèrent aussi convaincre plus de pays à partager leur surplus.

Ce texte intitulé « Déclaration politique sur un accès mondial et équitable aux vaccins contre le Covid-19 » n'a pas recueilli le soutien de 13 États, parmi lesquels figurent la Corée du Nord, la Birmanie, le Bénin, le Burundi, la Centrafrique, le Soudan du Sud, la Syrie ou encore les Seychelles. Dotés d'un statut d'observateurs, le Vatican et la Palestine n'avaient pas non plus signé vendredi la déclaration.

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