Revue de presse des Amériques

À la Une: le retrait des troupes américaines d’Afghanistan

Des militaires américains dans la province de Helmand en 2009, au cours de la première décennie de la guerre en Afghanistan, dont le président Joe Biden a annoncé ce mercredi 14 avril 2021, dit qu'il se retirera. (Photo d'illustration)
Des militaires américains dans la province de Helmand en 2009, au cours de la première décennie de la guerre en Afghanistan, dont le président Joe Biden a annoncé ce mercredi 14 avril 2021, dit qu'il se retirera. (Photo d'illustration) MANPREET ROMANA AFP/File

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L’annonce du président Joe Biden prévue pour ce mercredi est évidemment très commentée dans la presse. Pour le Washington Post, le président Joe Biden veut remettre les compteurs de son agenda international à zéro. Il estime d’après le journal que la présence américaine dans ce pays l’empêche de s’attaquer à d’autres défis dans le monde, les défis de 2021, comme « la menace chinoise, le changement climatique, la pandémie de Covid-19 et même la menace terroriste dont la nature a beaucoup changé ». Le choix de la date du 11 septembre pour le retrait définitif est évidemment très symbolique, écrit le New York Times.

Selon le journal, le président a fait fi des recommandations de ses conseillers militaires qui favorisaient une prolongation de la présence des troupes sur place. Leur crainte, d’après le quotidien, c’est que la fin de l’intervention américaine après 20 ans ne fasse ressurgir la menace terroriste. D'ailleurs le New York Times se demande si l’Afghanistan pourrait à nouveau devenir un sanctuaire pour les terroristes. D'après des experts consultés par le quotidien, ce ne sera pas le cas dans l’immédiat. Mais le retrait des troupes pourraient rendre plus difficile, à terme, le combat contre des groupes terroristes dans ce pays.

Jair Bolsonaro, fondateur de la « République de la mort »

Alors qu’une commission d’enquête parlementaire a commencé hier à se pencher sur la gestion de la pandémie par le président Jair Bolsonaro, une autre instance très respectée au Brésil vient de publier un rapport sur le même sujet, et sa conclusion est accablante pour le président. Jair Bolsonaro a fondé une « République de la mort ».

C’est la conclusion d’une commission de l’Ordre des Avocats au Brésil qui accuse le président d’extrême droite d’avoir commis entre autres « des homicides et des crimes contre l’humanité ». C’est la Une de CartaCapital. La commission cite notamment une interview d’un représentant du  laboratoire Pfizer qui s’était étonné en octobre dernier que le Brésil n’ait pas commandé de vaccins. Des vaccins qui manquent aujourd'hui cruellement, une pénurie qui contribue, selon l’Ordre des Avocats, au taux de mortalité très élevé dans le pays.

La suspension des vols France – Brésil, quel impact pour l’économie ?

L’autre actualité au Brésil, c’est bien sûr la suspension des vols avec la France, sur ordre du gouvernement français. Selon la Folha de S.Paulo, cette décision aura un impact limité sur le commerce entre les deux pays car, comme le rappelle le journal, les liaisons aériennes entre la France et le Brésil ont déjà été très réduites depuis le début de la pandémie. Le problème se pose plutôt sur le long terme, explique Folha de S.Paulo. Si la suspension des vols perdure, cela pourrait avoir des conséquences néfastes non seulement pour le tourisme, mais aussi de manière générale, sur l’image du Brésil dans le monde. Un pays qui n’arrive pas à freiner la propagation de la pandémie.

Le président mexicain conteste l’exclusion d’un candidat de son parti aux élections régionales

La presse mexicaine fait sa Une sur l’interdiction d’un homme politique à se présenter pour le poste du gouverneur de l’État de Guerrero, lors des élections régionales prévues le 6 juin prochain. Il s’agit de Félix Salgado, du parti Morena donc de la formation politique du président mexicain Andrés Manuel López Obrador. Les autorités électorales ont définitivement exclu ce candidat pour des irrégularités fiscales, c’est le titre du journal El Universal. En fait, il n’a pas présenté ses comptes de campagne. Cette décision de l’Institut national électoral a provoqué un tollé au sein du parti, elle a été durement critiquée, y compris par le président mexicain lui-même qui n’a pas voulu lâcher Félix Salgado, malgré les accusations qui pèsent contre lui. Il faut savoir que l’homme politique est aussi accusé d’agressions sexuelles.

Le candidat exclu a immédiatement réagi en menaçant l’autorité électorale. Le temps de cette institution « est compté », a-t-il déclaré, des propos cités en Une par Milenio. Des menaces relayées par le président du parti Morena qui promet « la fin de l’institut national électoral »Il y a deux jours, le président Andrés Manuel López Obrador a lancé un « ça suffit » à l’INE, en l’accusant d’être au service des « forces antidémocratiques ». Et il a proposé dans la foulée de réformer cette institution. L’opposition de l’État de Guerrero dont Félix Salgado voulait briguer la présidence se félicite en tout cas de l’exclusion du candidat, avec parfois des commentaires très imagés. Ainsi une députée du parti PAN a tweeté : « adios envalentonado torito », ce qu’on pourrait traduire par « adieu le petit taureau machiste plein d’orgueil et sans vergogne ». Des propos qui font le gros titre du journal El Universal.

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