Bolivie: des parlementaires d'opposition dénoncent l’absence d’État de droit auprès de l'OEA

Le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, a reçu les parlementaires de l'opposition bolivienne jeudi 22 avril.
Le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, a reçu les parlementaires de l'opposition bolivienne jeudi 22 avril. AFP - OLIVIER DOULIERY

Un groupe de parlementaires boliviens s’est réuni jeudi 22 avril à Washington avec le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, pour dénoncer des violations des droits humains en Bolivie. La plainte crée la polémique dans le pays, entre l’opposition et la majorité.

Publicité

Avec notre correspondante à La PazAlice Campaignolle

Onze députés et sénateurs boliviens se sont rendus aux États-Unis pour une rencontre au siège de l’Organisation des États américains (OEA). Ils se sont entretenus avec Luis Almagro, le secrétaire général pour dénoncer « la violation flagrante » des droits humains dans le pays actuellement.

Ils ont évoqué une justice qui aujourd’hui serait un instrument de persécution politique, dans le contexte actuel des arrestations des personnalités politiques et militaires impliquées dans la crise de novembre 2019, lorsque Evo Morales avait dû quitter le pouvoir.

Pour les parlementaires, la visite est un succès. Ils considèrent avoir obtenu toute l’attention de l’OEA. « On nous a assuré que l’organisation était attentive aux problèmes qui ont lieu en Bolivie, que ces problèmes sont une priorité et qu’une observation permanente de la situation a été mise en place », assure Centa Rek, sénatrice du parti d’extrême droite Creemos.

Du côté de la majorité du Mouvement Vers le Socialisme, parti de l’ex- président Evo Morales, on considère ces parlementaires comme des traîtres qui portent atteinte à la souveraineté du pays en cherchant l’intromission d’une organisation internationale. Pour la majorité, en novembre 2019, il y a eu un coup d’État et il faut désormais punir les responsables.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail