Revue de presse des Amériques

À la Une: l’éviction de Liz Cheney par les républicains de la Chambre des représentants

La numéro 3 des républicains à la Chambre des représentants Liz Cheney au Capitole à Washington, le 28 avril 2021.
La numéro 3 des républicains à la Chambre des représentants Liz Cheney au Capitole à Washington, le 28 avril 2021. REUTERS - JONATHAN ERNST

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Les élus républicains de la Chambre des Représentants ont voté ce mercredi matin à huit clos la mise à l’écart de Liz Cheney, leur numéro trois dans la hiérarchie du parti. Liz Cheney qui n’avait de cesse dénoncer les mensonges avancés par Donald Trump sur les fraudes électorales lors de la dernière présidentielle a finalement payé le prix fort de sa droiture.

Pourtant on apprend aujourd’hui par le New York Times que Liz Cheney n’est pas la seule élue républicaine à s’inquiéter de la mainmise de Donald Trump sur son parti. « D’anciens gouverneurs, élus du Congrès, ambassadeurs : en tout plus de cent personnalités conservatrices s’apprêtent à publier une lettre explosive », prévient le journal. Les signataires « menacent de former un nouveau parti, si les républicains ne se ressaisissent pas ». 

Mais en attendant, une majorité des élus conservateurs de la Chambre s’est donc prononcé ce matin en faveur de la mise à l’écart de Liz Cheney. « Les républicains choisissent Donald Trump plutôt que la vérité et la Constitution », écrit USA Today qui poursuit : « Liz Cheney est ce que le parti conservateur ne semble plus accepter: une femme forte, courageuse et sans peur ». Mais « dans le parti républicain d’aujourd’hui il n’y a pas plus grande offense que l’honnêteté », dénonce Jeff Flake, un ancien élu conservateur dans le Washington Post.

Le vote sur l’avenir de Liz Cheney « est un moment crucial de l'histoire américaine », estime de son côté le New York Times. Il s’agit là d’une « exécution publique, bien que symbolique », renchérit le Baltimore Sun. De son côté, l’éditorialiste de USA Today conclut : « Les républicains nous envoient ainsi un message sans équivoque : leur parti est désormais définitivement celui de Donald Trump ». 

Un point de vue que ne partage pas le Washington Examiner. Pour le journal conservateur Liz Cheney mène une guerre personnelle contre Donald Trump au lieu de promouvoir la ligne politique de son parti auprès des électeurs. Or, « le parti républicain doit arriver dans l'ère post-Trump sans perdre les partisans de l’ex-président pour avoir de bonnes perspectives d'avenir".

Conflit israélo-palestinien : un défi pour Joe Biden

À son arrivée à la Maison-Blanche, « ce conflit ne faisait pas partie des priorités du nouveau président. Et depuis quelques jours, on voit un Joe Biden plus que prudent », constate le Los Angeles Times. « En effet », poursuit le journal de la côte ouest, « le président américain ne veut pas de tensions avec Benjamin Netanyahu alors qu’il est en train de négocier un retour dans l’accord sur le nucléaire iranien auquel Israël s’oppose catégoriquement ». Mais il y a aussi des considérations de politique intérieure : « Biden doit naviguer entre les progressistes du Parti démocrate, qui réclament plus de droits pour les Palestiniens, et les traditionalistes qui sont pro-Israël ». Selon le Los Angeles Times, « le président doit également tenir compte de la très étroite majorité des démocrates au Congrès : toute mesure considérée comme anti-israélienne fournirait aux républicains un argument pour critiquer le président et son parti ».

Le leader de l’opposition vénézuélienne propose nouvelles négociations avec Nicolas Maduro

« Le Venezuela a besoin d'un accord entre les forces démocratiques, le régime, et la communauté internationale », déclare Juan Guaido dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. « Un accord qui comprend un calendrier pour des élections libres et justes avec un soutien des observateurs internationaux ».

En contrepartie à un tel accord, estime Juan Guaido, la communauté internationale pourraient lever les sanctions qui pèsent sur le régime chaviste, rapporte le journal El Pais.

De son côté Nicolas Maduro estime que Juan Guaido « veut maintenant dialoguer parce qu’il est isolé ». C’est en tout cas ce qu’a déclaré le président hier soir à la télévision, des propos repris ce matin par El Nacional. Le chef de l’État ne ferme pas la porte à un éventuel dialogue mais prévient: que Juan Guaido ne « se prenne pas pour le chef d'un pays qui ne le reconnait pas ».

De son côté, le nouveau conseil national électoral, très contesté par l’opposition, a fait savoir hier soir que les élections municipales et régionales seront organisées simultanément cette année. Le jour des scrutins n’a pas encore été annoncé, rapporte EfectoCocouyo.

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