Revue de presse des Amériques

À la Une: aux États-Unis, Colonial Pipeline relance son oléoduc

L'oléoduc paralysé depuis cinq jours à cause d’une cyberattaque va être redémarrer.
L'oléoduc paralysé depuis cinq jours à cause d’une cyberattaque va être redémarrer. © AP/Chris Carlson

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L’entreprise Colonial Pipeline a annoncé ce mercredi 12 mai qu’elle amorçait le redémarrage de son oléoduc paralysé depuis cinq jours à cause d’une cyberattaque. Une annonce qui n’est pas passée inaperçue comme en témoignent les photos dans les journaux américains montrant des queues interminables pour remplir son réservoir d’essence. Car cette annonce a eu pour effet une ruée des automobilistes dans les stations-service, comme l’explique le Washington Post.

Et forcément cette ruée a provoqué par la suite des pénuries. 12 000 stations-service ont annoncé n’avoir plus une goutte de carburant alors que dans les autres les prix augmentaient au royaume du capitalisme. Colonial Pipeline a décidé de relancer l’oléoduc en accord avec l’administration Biden, sans avoir versé de rançon. La compagnie précise qu’il faudra plusieurs jours pour espérer un retour à la normale.

Réunion du président américain avec les leaders du Congrès

Joe Biden recevait ce mercredi à la Maison Blanche les leaders démocrates et républicains du Congrès. Le but : discuter d’un éventuel accord bipartisan sur le plan d’infrastructures et de relance de l’emploi qu’il a dévoilé il y a quelques semaines. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce fameux accord bipartisan semble pour le moins compromis pour l’instant, estime Politico. Les représentants républicains ont clairement fait savoir au président qu’ils maintiendraient leur ligne dure sur ce sujet.

Aucune concession ne semble envisageable pour l’instant, selon la revue politique. Une situation qui semble énerver Chuck Shumer, le chef de la majorité démocrate au Sénat qui dit ne pas comprendre pourquoi les républicains sont aussi « bornés », détaille Politico. Chuck Shumer annonce que les deux parties vont continuer à discuter. Mais il y a urgence, rappelle la revue, car les démocrates souhaitent adopter ce projet de loi d'ici au 4 juillet comme l’a encore affirmé hier Nancy Pelosi.

En Colombie : malgré des discussions la situation n’évolue pas

Forte mobilisation dans les rues colombiennes ce mercredi pour la quinzième journée consécutive. Des manifestations qui devraient se poursuivre ce jeudi, selon El Espectador qui détaille les points de rassemblements dans la capitale pour ce jeudi. Mais après un mercredi où plus de 35 000 personnes ont défilé dans les rues de Bogota, le quotidien s’attend à une mobilisation moins importante. Ce mercredi le président Ivan Duque a rencontré des représentants des jeunes, aux avant-postes dans les manifestations, détaille El Tiempo.

Le président s’est à nouveau engagé sur la gratuité des frais d’inscription à l’entrée dans les universités publiques pour les plus modestes, mais ce n’est pas suffisant, estiment ces jeunes qui ne comptent donc pas arrêter. Ivan Duque refuse toujours de condamner la répression et les violences des forces de l’ordre, explique le quotidien, ce qui reste un point de crispation entre les différentes parties. Une situation qui n’évolue pas vraiment, estime El Espectador.

Par contre, le quotidien devient de plus en plus difficile dans certaines villes, la faute aux blocages. C’est notamment le cas à Cali où, malgré les mesures prises par la municipalité, les aliments arrivent au compte-gouttes, explique El Pais, version colombienne, malgré le couloir humanitaire qui a été mis en place par les autorités locales pour permettre d’acheminer des vivres notamment avec quatre-vingt-huit véhicules mobilisés pour l’occasion. Du coup certaines denrées se font rares et les prix s’envolent sur les quelques étables encore visibles. Il est également de plus en plus compliqué de trouver du carburant à cause des blocages d’axes routiers. El Pais met donc en ligne une carte mise à jour en permanence pour savoir où trouver de l’essence dans la région de Cali.

L’ELN prête à discuter avec les autorités colombiennes

L’Armée de libération nationale, dernière guérilla active en Colombie, se dit prête à renouer le dialogue avec les autorités. Une information qui fait la Une de Semana. C’est en fait le commando central de l’ELN qui dit accepter cette possibilité. Il y a quelques jours, le Haut-Commissaire pour la paix indiquait que le gouvernement d’Ivan Duque voulait renouer ce dialogue avec l’aide du Vatican et de l’ONU.

Miguel Ceballos avait même précisé que les autorités envisageaient de retirer les mandats contre des membres de l’ELN si d’aventure la guérilla acceptait de revenir à la table de négociation. L’ELN se dit prête, mais estime également que cet appel des autorités n’est qu’un rideau de fumée qui cache en fait l’incapacité de ce gouvernement à négocier comme c’est le cas actuellement avec les manifestants.

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