Revue de presse des Amériques

À la Une: Jesus Santrich, ex-leader des Farc, tué au Venezuela?

Jesus Santrich, ancien commandant des FARC en 2017.
Jesus Santrich, ancien commandant des FARC en 2017. REUTERS/Jaime Saldarriaga

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L'information n'est pas confirmée par Bogota, mais elle circule dans les médias du pays depuis mardi soir. Jesus Santrich, l'un des leaders de l'ancienne guérilla des Farc, aurait été tué au Venezuela. Pour l'instant, c'est toujours le conditionnel qui est utilisé par le ministre colombien de la Défense sur son compte Twitter : Jesus Santrich « serait mort » avec « d'autres délinquants » lors « d'affrontements au Venezuela ». C'est dans ce pays qu'ont trouvé refuge de nombreux dissidents des Farc, qui n'ont pas accepté le processus de paix signé en 2016. Jesus Santrich, l'un des anciens chefs de la rébellion armée, avait repris les armes après avoir participé à la négociation de ces accords.

Pour la revue Semana, qui cite des « sources vénézuéliennes haut placées », pas de conditionnel. L'ancien guérillero aux éternelles lunettes noires est mort, la question est plutôt de savoir qui l'a tué. La dissidence des Farc avance, dans un communiqué cité par El Espectador, que Jesus Santrich a été victime lundi d'une embuscade tendue par un commando de l'armée colombienne. Semana n'exclut pas toutefois qu'il ait trouvé la mort dans des affrontements entre groupes armés rivaux. Des groupes qui se disputent le contrôle d'un territoire devenu un carrefour stratégique du narcotrafic en Amérique du Sud.

Texas : imposer le port du masque est… interdit

Aux États-Unis, les masques tombent. Il n’est plus obligatoire d’en porter à l'extérieur lorsque l'on est vacciné. Le Texas va plus loin et vient même d'interdire... de les rendre obligatoires ! Ce décret du gouverneur républicain Greg Abbott fait la Une du Houston Chronicle. Il interdit désormais aux villes et aux comtés « d'exiger le port de masques ». À partir du 5 juin, « les écoles publiques ne pourront plus l'exiger [non plus] sur leurs campus ».

Cette mesure est prématurée, juge l'Association des professeurs de l'État du Texas, citée par le Texas Tribune. 30 % seulement de la population du Texas est vaccinée. « Nous pouvons continuer à freiner le Covid-19 tout en défendant la liberté des Texans de choisir de porter un masque ou non », se défend le gouverneur. Quant aux entreprises privées, elles peuvent toujours exiger le port du masque.

Argentine : le bras de fer continue entre le gouvernement et les producteurs de viande

Lundi, Buenos Aires avait décidé de suspendre les exportations de viande de bœuf pour tenter de faire baisser son prix en Argentine. En guise de représailles, les producteurs de viande ont débuté une grève mardi. Pendant neuf jours, ils cesseront de commercialiser tout type de bétail, explique Clarin.

Plusieurs économistes évoquent, dans le journal La Nacion, le possible effet boomerang de la mesure gouvernementale qui, selon eux, menace des emplois sans avoir d’impact sur l'inflation. Selon la Fondation agricole pour le développement de l'Argentine, 100 000 emplois du secteur liés à l'exportation sont en danger.

Les Québécois veulent amender la Constitution pour défendre leur langue

Au Canada, c'est une modification de la Constitution qui fait la Une de la presse. Le gouvernement québécois veut modifier la section « Québec » de la loi fondamentale pour y souligner « la spécificité linguistique de la nation québécoise » et ainsi tenter de freiner le recul de la langue française dans cette province de 8 millions d'habitants. Mardi, le Premier ministre canadien Justin Trudeau s’est exprimé et a souligné « qu’il serait « parfaitement légitime » pour le gouvernement québécois d’amender seul le texte de loi ». « Un verdict qui a aussitôt suscité l’indignation chez des anglophones du pays », écrit le Devoir.

L’éditorialiste du Globe & Mail s’inquiète : ce « projet d'amendement de la Constitution (…) pourrait affecter le pays tout entier » et nécessite donc le vote des deux chambres du Parlement canadien. Il s’agirait même d’un « piège » tendu à Justin Trudeau par le Premier ministre du Québec, François Legault, en pleine campagne pour sa réélection.

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