Revue de presse des Amériques

À la Une: l’idée d’une fraude électorale «infuse» toujours chez les partisans de Donald Trump

Le 6 janvier 2021, des partisans du président sortant Donald Trump prennent d'assaut le Capitole, qui abrite les deux chambres parlementaires américaines.
Le 6 janvier 2021, des partisans du président sortant Donald Trump prennent d'assaut le Capitole, qui abrite les deux chambres parlementaires américaines. REUTERS - Leah Millis

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Michigan, New Hampshire, Californie : dans plusieurs États américains, les partisans de Donald Trump croient toujours que la présidentielle de 2020 a été volée et multiplient les demandes d’audit, explique le Washington Post ce jeudi.

L'exemple le plus frappant se trouve dans le comté de Maricopa, en Arizona : un audit est en cours, sur les votes de plus de 2 millions de personnes. « Le comté a dû remettre au Sénat son matériel électoral, des listes d'électeurs (...) en réponse aux assignations des dirigeants républicains du Sénat. Le Sénat a ensuite remis le tout à des sociétés privées, certaines dont le nom a été rendu public et d'autres non, pour vérifier les résultats des élections de novembre 2020 dans le comté », rappelle le quotidien.

Arizona : les machines électorales pourront-elles être réutilisées après l’audit ?

Mais alors que « le Sénat de l'Arizona a donné (…) un accès illimité et non surveillé aux machines de comptage des bulletins de vote »à des sociétés privées et des particuliers, The Arizona Republic se pose la question de la sécurité des machines une fois celles-ci rendues. « Cela pourrait prendre beaucoup de temps et d'argent pour déterminer » si elles peuvent être réutilisées pour les prochaines élections, car les lois fédérales et les lois de l'Arizona sont très strictes pour encadrer la protection du matériel électoral. Selon le journal, le contrôle des machines pourrait prendre des semaines, voire des mois, et coûter au moins 100 000 dollars.

Pour le Washington Post, en tout cas, « les ramifications des attaques incessantes de Trump sur l'élection de 2020 sont de plus en plus visibles dans tout le pays : dans des courriels, des appels téléphoniques et des réunions publiques, ses partisans remettent en question la façon dont les élections sont organisées et font pression sur les autorités pour qu'ils recomptent les voix ». Des efforts soutenus en coulisses, par « un réseau peu structuré d'avocats, d'experts électoraux autoproclamés et de groupes politiques ».

Texas : la première exécution de 2021

Après 10 mois sans exécution, le Texas a procédé à celle de Quintin Jones mercredi soir, par injection létale. Cet Afro-Américain avait été condamné à mort pour le meurtre de sa grande-tante, une octogénaire, en 1999, rappelle le Texas Tribune. « Des proches de Jones et de sa victime ont demandé à l'État du Texas [de commuer sa peine en peine de prison à vie], mais le comité de libération conditionnelle du Texas a refusé. Son avocat a fait valoir que c'était parce que Jones était noir, puisqu'un homme blanc dans une situation similaire avait été épargné » il y a trois ans, note le quotidien américain.

Brésil : le ministre de l’Environnement perquisitionné

La revue brésilienne Veja nous en dit plus ce jeudi sur l'origine de l’enquête visant Ricardo Salles, le ministre brésilien de l’Environnement, accusé d’avoir favorisé le trafic de bois d’Amazonie vers l’Europe et les États-Unis. L’enquête aurait commencé au mois de janvier à la suite de l’envoi de documents par l’ambassade des États-Unis. Ces derniers faisaient état de la découverte de « trois conteneurs de produits forestiers sans les documents de douane correspondants, dans le port de Savannah, dans l'État de Géorgie ». S’ensuit une demande d’explication de la part d'autorités américaines, des informations contradictoires apportées, en réponse, par l'agence de protection de l'environnement Ibama, et son autorité de tutelle, le ministère de l’Environnement. Au centre des interrogations, l’assouplissement des règles encadrant les exportations de bois.

Dubitatives, les autorités américaines ont décidé d'envoyer ces documents (et des extraits du bois saisis en Géorgie) à la police fédérale brésilienne, qui a donc lancé une opération mercredi. Le patron de l'agence de protection de l'environnement a été destitué. Quant au ministre, Ricardo Salles, il soutient que « le ministère de l'Environnement et l'agence brésilienne de protection de l'environnement ont toujours cherché à agir dans le respect des règles et c'est ce que démontrera l'enquête ». Ce changement soudain des règles encadrant les exportations de bois « avait déjà été attaqué devant les tribunaux par des ONG », explique Carta Capital. Le procès est toujours en cours.

Guatemala : au moins sept morts dans une prison

Cela s'est passé à Cantel, dans le sud-ouest du Guatemala, raconte El Periodico. Un affrontement entre deux gangs rivaux a fait sept morts, selon la police nationale, dont « six détenus décapités ». « Le centre carcéral de Cantel a une capacité d'environ 900 détenus, mais il y en a actuellement 2252 », note El Periodico. Il s’agit de « prisonniers condamnés pour divers délits liés aux gangs et au trafic de drogue, tandis que d'autres sont en détention provisoire ».

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