Chili: malgré une vaccination très avancée, Santiago se reconfine face à une flambée de Covid-19

Le Chili a un des meilleurs taux de vaccination au monde, derrière le Canada, le Royaume-Uni ou Israël. Ici, une soignante applique une dose contre le Covid-19 à Santiago, le 3 juin 2021.
Le Chili a un des meilleurs taux de vaccination au monde, derrière le Canada, le Royaume-Uni ou Israël. Ici, une soignante applique une dose contre le Covid-19 à Santiago, le 3 juin 2021. © Javier Torres, AFP

Au Chili, 45 % de la population chilienne a déjà reçu deux doses de vaccin contre le Covid-19, soit l'un des meilleurs taux du monde, derrière le Canada, le Royaume-Uni ou encore Israël. Et pourtant, cela ne suffit pas à freiner l'épidémie dans le pays. Les services de réanimation sont saturés de patients et le nombre de cas est en hausse depuis au moins deux semaines. Les autorités ont fini par ordonner un nouveau reconfinement pour toute la région de Santiago à partir de samedi 12 juin.

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Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

Depuis plusieurs jours, l'Ordre des médecins alerte et demande plus de restrictions, notamment dans la capitale où la situation est critique, comme l'explique sa présidente régionale, Francisca Crispi, dans une vidéo : « Les lits de soins intensifs sont occupés à 99 %, c’est-à-dire 2 500 lits aujourd'hui. Du jamais vu dans toute l'histoire du pays. »

Il s'agit surtout de patients non-vaccinés. Jeanette Vega, ex-secrétaire d'État à la Santé et consultante auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), explique l'une des raisons de la situation sanitaire actuelle : « Le vaccin qui est utilisé ici en majorité, Sinovac, est très efficace contre les cas graves et la mort, mais moins contre la contagion en elle-même. Et il reste encore à vacciner près de la moitié de la population. »

Dans le centre-ville de Santiago, le reconfinement ne surprend pas : une partie importante de la capitale était d'ailleurs déjà confinée. Mais la mesure n'est plus aussi efficace, constate Alejandro Maturana, 29 ans : « C'est moins respecté qu'avant, mes voisins par exemple font des fêtes tout le temps, ils s'en fichent maintenant. Et puis malgré le confinement, les gens sortent travailler quand même s'ils n'ont pas d'argent. »

Enfin, les soignants soulignent le manque de contrôles de la part des autorités par rapport à l'année dernière.

Depuis le début de la pandémie, le Chili déplore 30 329 morts liées au Covid-19 pour 19 millions d'habitants.

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