Revue de presse des Amériques

À la Une: Un Brésilien sur 425 emporté par le Covid-19

Le Covid-19 a fait plus de 500 000 morts en un peu plus d'un an au Brésil.
Le Covid-19 a fait plus de 500 000 morts en un peu plus d'un an au Brésil. © REUTERS/Pilar Olivares

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La pandémie de Covid-19 domine les gros titres de la presse brésilienne et pour cause : Le Brésil est devenu ce week-end le deuxième pays au monde après les États-Unis à dépasser le seuil des 500 000 morts. « Un pays au bord du précipice », titre le site d’information G1. Pour comprendre l’envergure de la catastrophe sanitaire, il suffit de préciser qu’un Brésilien sur 425 a été emporté par la maladie, écrit G1. L’hebdomadaire Carta Capital rappelle qu’il a seulement fallu 51 jours, donc même pas deux mois, pour passer de 400 000 à 500 000 morts.

Selon des spécialistes consultés par Carta Capital, la troisième vague de la pandémie est en train d’arriver. « La crise est d’ordre sanitaire, mais aussi d’ordre politique », explique un médecin dans l’hebdomadaire, car pour freiner la propagation du virus, compte tenu de la lenteur de la vaccination, il faudrait mettre en place des restrictions. Or pour le président Jair Bolsonaro, qui continue à s’opposer aux gestes barrières et à toute restriction de circulation, « la liberté est plus importante que la vie », résume Carta Capital.

Une jeunesse désillusionnée

En tout cas, la pandémie a déjà un impact sur le moral des jeunes Brésiliens. Désillusionnés par la crise économique qui n’a fait que s’aggraver avec le Covid, la moitié des Brésiliens entre 15 et 29 ans souhaite quitter le pays pour s’installer à l’étranger. C’est une étude publiée par le journal Folha de São Paulo.

Jean-Bertrand Aristide, atteint du Covid-19, se soignera à Cuba

L’ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide obtient l’autorisation de partir à l’étranger pour se faire soigner du Covid-19. Selon Le Nouvelliste qui s’appuie sur des sources gouvernementales, Jean-Bertrand Aristide, 68 ans, ira se faire soigner à Cuba. Le président Jovenel Moïse a permis qu’Aristide obtienne un passeport diplomatique pour des raisons humanitaires, un passeport qui sera valide pendant un an. L’ancien président a interdiction depuis 2014 de quitter Haïti.

Toujours selon la source du Nouvelliste, les autorités cubaines ont donné leur accord pour recevoir Jean-Bertrand Aristide. L’ambassadeur haïtien à La Havane est chargé d’organiser les formalités diplomatiques. Il revient cependant aux proches et aux médecins de l’ancien président de décider quand il sera transféré à Cuba. Le Nouvelliste a tenté en vain de contacter des proches d’Aristide pour avoir plus d’informations. 

L’accueil des patients Covid-19 menacé par la guerre des gangs

La pandémie est en pleine expansion en Haïti alors que les capacités d’accueil des patients restent limitées. Et à ces capacités limitées s’ajoute le problème d’insécurité. Selon Le Nouvelliste, le centre de prise en charge Delmas 2, pris en étau par des affrontements de gangs armés à Port-au-Prince, pourrait être obligé de fermer ses portes. 

Vague de chaleur et sécheresse en Arizona

Aux États-Unis, une vague de chaleur s’abat depuis plusieurs semaines sur l’ouest du pays, avec des conséquences dramatiques pour les personnes vulnérables. La semaine dernière, le thermomètre à Phoenix a affiché 115 degrés Fahrenheit, donc 46 degrés Celsius. Un défi pour les ouvriers des chantiers de construction qui craignent de « mourir de chaud », comme l’écrit le New York Times. Plus qu’un défi, cette vague de chaleur représente un véritable danger pour les personnes sans domicile fixe. Plus de 300 sont mortes à cause de la canicule l’année dernière.

Le problème : la hausse du marché immobilier contraint de nombreuses personnes à quitter leurs appartements climatisés pour s’installer dans des camping-cars, voire carrément dormir dehors. C’est le cas de José Castro que le New York Times a rencontré dans un parc à Phoenix. Sa femme et lui ont perdu leurs emplois à cause de la pandémie et ne peuvent plus payer leur loyer de 1 000 dollars. La ville de Phoenix a mis en place des centres d’accueil climatisés, mais José dit ne pas en être au courant. « De toute façon, avec mon vieux téléphone portable je ne pourrais pas les localiser », explique-t-il au reporter du New York Times.

La canicule a aussi entraîné une grande sécheresse dans l’Arizona. Les autorités pourraient restreindre l’utilisation de l’eau, selon le journal Arizona Republic. Mais plusieurs clubs de golf, dont l’arrosage se fait à partir des nappes phréatiques, ont déjà annoncé s’y opposer, écrit le quotidien. Restreindre l’accès à l’eau menacerait l’existence de ces clubs, argumentent les propriétaires.

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